Carole Méthon encore au tribunal
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Carole Méthon encore au tribunal

Sébastien ROSELÉ

Carole Méthon, hier matin, à la sortie de l'audience de la chambre du conseil, à la cour d'appel. (Kathryn Vulpillat)

Carole Méthon, hier matin, à la sortie de l'audience de la chambre du conseil, à la cour d'appel. (Kathryn Vulpillat)

Carole Méthon, hier matin, à la sortie de l'audience de la chambre du conseil, à la cour d'appel. (Kathryn Vulpillat)

À huis clos, les juges ont examiné hier matin la demande des deux avocats pour annuler la mise en examen de Carole Méthon, soupçonnée d'être complice de l'assassinat de son père. Le tour de ce nouveau rebondissement en cinq points.

1. CHAMBRE DU CONSEIL
C'est une petite subtilité. Hier, c'est la chambre du conseil et non la chambre de l'instruction qui a examiné la demande d'annulation de la mise en examen de Carole Méthon. Une subtilité mais qui a une conséquence : seuls les proches de Carole Méthon et les avocats étaient admis dans la salle de la toute nouvelle cour d'appel, face à la préfecture.
2. DEMANDE D'ANNULATION
Me Boris Chong-Sit et Me José Lama ont demandé purement et simplement que Carole Méthon ne soit plus mise en examen. Elle est suspectée par la justice depuis le 28 septembre d'être la complice des assassins de l'entrepreneur de Rémire-Montjoly, Maurice Méthon, qui avait été retrouvé le 22 septembre mort dans le coffre de sa voiture calcinée. Cette mise en examen ne veut pas dire qu'elle soit coupable de quoi que ce soit.
3. RAISONS
Les deux avocats de Carole Méthon ont d'ailleurs joué là-dessus, sur le fait que lorsqu'on est mis en examen, on est considéré comme coupable par l'opinion publique. Me Boris Chong-Sit : « Nous avons dit que la mise en examen stigmatise Carole. [...] Nous ne voulons plus qu'elle soit mise en examen car l'affaire est médiatique et trop stigmatisante. » D'autant que pour les deux avocats, « il n'y a pas d'indices graves et concordants » contre leur cliente.
4. « TROP TÔT »
Selon plusieurs sources, l'avocat général s'est opposé à ce que Carole Méthon ne soit plus mise en examen. Il aurait expliqué qu'il était encore « trop tôt » car l'instruction ne vient que de démarrer. Et selon nos informations, deux des trois personnes en prison dans ce dossier n'ont toujours pas été interrogées par la juge d'instruction et il n'y a eu encore aucune confrontation.
5. QUINZE JOURS
La chambre du conseil rendra sa décision le 13 mars, soit dans quinze jours. Si elle maintient Carole Méthon en examen, alors les deux avocats pourraient demander l'annulation de la mise en examen directement auprès du juge d'instruction. Cette demande ne peut se faire, au plus tôt, que six mois après le début de la mise en examen. Soit pour Carole Méthon, à partir du 28 mars.

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