France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Actualité
  • - Éducation / Santé / Environnement
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Le CHRS, un tremplin vers la réinsertion

N.L. Lundi 02 décembre 2013
Odile Perret, directrice du CHRS Le Katoury à Cayenne, admet que la liste d'attente est longue pour accéder au centre (NL)

Les CHRS (centre d'hébergement et de réinsertion sociale) offrent un répit aux plus fragilisés.

Au bout du chemin menant au lotissement Castor, à Cayenne, le CHRS Le Katoury met à disposition 25 lits. Ces centres d'hébergement et de réinsertion sociale « offrent » des placements pour toute personne en situation d'exclusion. Les équipes (éducateurs, psychologues...) accompagnent chaque résident dans son projet de réinsertion.
« Actuellement, tous les appartements sont occupés » , souligne Odile Perret, directrice du Katoury. Créé en 1999 et géré par l'Adapei (association départementale des amis et parents de personnes handicapées mentales), l'établissement accueille principalement des femmes avec enfants mais aussi des personnes seules. En Guyane, on dénombre quatre CHRS : San Dongo à Saint-Laurent (lire ci-contre), l'Akati'j à Kourou, Le Katoury et le centre du Samusocial à Cayenne. Financées par des dotations de l'État, ces structures sont régies par la loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions.
L'ADMISSION EN CENTRE
Le Siao (service intégré de l'accueil et de l'orientation), géré par le Samu, centralise les demandes d'hébergement. Chaque lundi, les acteurs sociaux de l'Île de Cayenne se réunissent en commission unique afin d'étudier ces dossiers. Une commission a également lieu à Kourou et à Saint-Laurent.
Si la demande d'hébergement est acceptée, la structure fixe un rendez-vous de pré-admission avec la personne concernée. Une fois admise, cette dernière se doit de respecter les règles de vie du centre. Elle paye une contribution mensuelle, selon ses moyens. « Cela va de 10 à 130 euros, précise Odile Perret. Cette contribution permet de responsabiliser les résidents. » Les petits-déjeuners et les dîners sont inclus. Seul le repas du midi est à la charge de chacun.
Comme chaque CHRS, Le Katoury propose un hébergement d'urgence (six nuits) ou temporaire (six mois, renouvelable une fois). Sept familles sont sur liste d'attente. « C'est beaucoup, reconnaît la directrice. Il faudrait plus de places mais la politique du gouvernement ne va pas dans ce sens. » Outre des places centralisées, les CHRS disposent d'hébergements « hors les murs » . Selon Odile Perret, une personne hébergée en CHRS coûte plus cher à l'État qu'en hébergement diffus. « Le gouvernement veut développer les placements en appartement. Mais avec l'accompagnement et l'encadrement, les CHRS sont mieux adaptés. »
(NL)
San Dongo, un centre réservé aux femmes
Derrière les urgences de l'hôpital de Saint-Laurent du Maroni, le CHRS San Dongo, créé en 2011 et dépendant du CCAS, accueille exclusivement des femmes.
Six lits sont réservés pour des femmes géographiquement éloignées, dans leur neuvième mois de grossesse et qui souhaitent accoucher à Saint-Laurent. Deux places d'urgence sont mises à disposition pour une mère et ses trois enfants. Cette dernière ne doit pas obligatoirement justifier de papiers.
En hébergement temporaire, le centre peut recevoir jusqu'à huit femmes avec trois enfants, âgés de plus de trois ans. « Elles doivent être régularisées et peuvent rester jusqu'à trois mois renouvelables quatre fois » , précise Audrey Gonneau, éducatrice spécialisée.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire