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« Un discours de fermeté face au gouvernement brésilien »

Propos recueillis par Kerwin ALCIDE France-Guyane 06.09.2011

Après un séjour de deux jours en Guyane, une délégation de sénateurs, parmi lesquels les deux élus guyanais, s'envole pour le Brésil, où il sera question notamment d'orpaillage illégal. Jean-Etienne Antoinette estime qu'un discours de fermeté s'impose.

En juillet, vous avez émis des doutes quant à la volonté brésilienne de ratifier l'accord France-Brésil sur la lutte contre l'orpaillage clandestin. Cette question sera donc le point central de cette visite ?
Elle sera au coeur de la discussion. Il est clairement prévu des rencontres pour aborder ce problème. Un, il y a la ratification de cet accord signé en 2008 entre le président Sarkozy et le président Lula, ratifié par la France mais pas par le Brésil. J'étais le rapporteur de cet accord. Puis il y a dans la délégation René Beaumont (sénateur de Saône-et-Loire, NDLR), qui est le rapporteur d'un accord, signé aussi par les deux présidents, sur la mise en synergie des forces de police et de gendarmerie entre le Brésil et la France. Nous sommes donc vraiment au coeur de ce débat. L'objectif est de demander aux amis brésiliens comment accélérer la ratification de ces accords. Les événements de la semaine dernière nous rappellent l'urgence de la mise en place d'une politique plus ferme des Brésiliens pour maîtriser l'orpaillage clandestin.
Dans le courrier de juillet, vous exhortez la diplomatie française d'être plus active sur ce dossier. Les sénateurs peuvent-ils changer la donne ?
Cela se joue à tous les niveaux : au quai d'Orsay, avec des rapports, les courriers et les auditions, et avec les parlementaires. Début juillet, nous avons reçu une délégation de parlementaires brésiliens et nous avons remis sur la table la question de l'orpaillage clandestin. La diplomatie, dans le cadre des échanges franco-brésiliens, doit faire comprendre au parlement brésilien l'intérêt de ratifier ces conventions, sinon, je crains que cela va mettre à mal, de façon définitive et non reversible, les relations entre les Guyanais et les Brésiliens.
Quelles missions vous donnez-vous ?
Nous allons essayer de faire entendre à nos collègues parlementaires brésiliens la nécessité de faire avancer, d'un point de vue législatif, cette coopération. Pour ma part, je vais essayer de faire comprendre aux sénateurs français la nécessité de mettre en place un statut transfrontalier. Et aussi d'avoir un discours de fermeté vis-à-vis du gouvernement brésilien.
Qui seront vos interlocuteurs au Brésil ?
A Macapá, Belém et Brasilia, nous allons rencontrer à la fois les gouverneurs et les parlementaires. Nous allons aussi rencontrer les ministres du Transport, de la Défense, de la Justice...
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Vos commentaires

benj7708.09.2011  recommander (0)

(suite)

Déjà, le Brésil fait preuve de bonne volonté en accordant dans des délais très brefs (voire en ne demandant pas) le visa consulaire indispensable pour procéder à une expulsion... ce que refuse par exemple le Guyana avec obstination (il est impossible d'expulser un Guyanien qui aurait pris soin de détruire son passeport ou de l'avoir caché, et qui refuserait son départ. On lui délivre une injonction de quitter le territoire, purement virtuelle; certains les collectionnent).
Une fois de plus on s'engage dans des "généralités générales" au lieu d'affronter les problèmes concrets, on se gargarise de discours creux. Mais c'est sûr que c'est plus glamour d'aller discuter avec les "collègues parlementaires brésiliens" que de porter le fer là où ça ferait mal: chez nous contre les profiteurs de l'or; vis à vis du gouvernement français qui ne fait pas son travail. Mais les discours creux, on a l'habitude...
Ces discours toujours à sens unique sur le Brésil qui doit "respecter nos lois", on ferait bien de se les appliquer: combien de Français au sens large, de Guyanais en particulier, considèrent le Brésil comme un vaste paradis pour le tourisme sexuel y compris pédophile? Combien de Français vivent à Oiapoque en toute illégalité et pas pour "faire de l'humanitaire"?
Quand on veut grimper au cocotier, il vaut mieux avoir une culotte propre.


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benj7708.09.2011  recommander (0)

Un "discours de fermeté"?

Bigre! la Guyane va-t-elle déclarer la guerre au Brésil? (la France ne peut pas: son porte avion est au radoub et elle est déjà engagée dans deux conflits)

Il faut arrêter de se la péter avec ces discours geignards du style "c'est la faute aux autres". Il n'y a plus d'orpaillage dans l'Amapa où les réserves sont pourtant au moins équivalentes à ce qu'on a en Guyane, et pourtant les gendarmes et la juges français n'ont pas été appelés à la rescousse. La police et la justice sont des compétences souveraines d'une nation et c'est à nous de faire respecter nos lois chez nous. Pour ça il en faut la volonté et les moyens.

Il faudrait aussi - et ça Monsieur le Sénateur pas plus que ses collègues n'en parlent - traquer impitoyablement toute la mafia locale qui vit très bien des trafics liés à l'orpaillage à commencer par les loulous qui ont un placer "légal" virtuel qui sert à 99% à ravitailler tous les clandestins autour: on gagne plus de fric et c'est moins fatigant de vendre des sardines dix fois leur prix dans la jungle qu'en creusant pour chercher de l'or


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pepe97313.09.2011  recommander (0)

RE: Un

Vous semblez bien connaitre le problème, et comme vous avez raison. Combien de Guyanais ont fait ou font encore fortune en trafiquant avec les garimpeiros, et ceci en toute impunité puisque même lorsque certains se font prendre la main dans le sac et sont soit-disant condamnés, ils ne purgent même pas leur peine.


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pepe97307.09.2011  recommander (0)

Faut pas rever

Comment les Brésiliens pourraient t'il ratifier un accord qui va les priver d'une manne de 10 tonnes d'or par ans via oyapoké?? et dont l'importation est encore rendue plus facile avec le pont. Ne rêvons pas, si rien n'a été fait depuis 2008 la raison en est claire. Ne tablons pas sur le côté désintéressé des Brésiliens pour juguler l'orpaillage clandestin en Guyane et monsieur Jean-Etienne Antoinette qui mérite tout notre respect pour cette initiative aura certainement beaucoup de mal à faire le poids face aux 10 tonnes d'or, les plateaux de la balance ne penchent pas de son côté ni du côté Français. Sans compter qu'en plus d'être privé d'une manne financière considérable, une lutte contre l'orpaillage en Guyane leur couterait certainement très cher. Tous à vos calculettes.....


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ed9307.09.2011  recommander (0)

RE: Faut pas rever

CQFD.


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17 mai 2012