Orpaillage : "le débat est enfin ouvert"
P.R. / A.V.
franceguyane.fr
15.09.2009
Les membres du Ksog ont décadenassé les portes de la Drir mardi midi (DR)
Le Ksog (Komité pour la Sauvegarde de l'Orpaillage Guyanais) a levé le barrage qui bloquait l'accès à la Drire ce mardi. Les orpailleurs ont obtenu du préfet Daniel Ferey, un accord de principe sur la plupart de leurs revendications.
Ce mardi midi, le Ksog a levé le camp. Les orpailleurs - motivés par un profond "ras-le-bol" - bloquaient depuis lundi les bureaux de la Drire. "La gestion répressive de la Drire doit être stoppée", commentait Gauthier Horth, président du Ksog. Après avoir rencontré les présidents des Conseils régional et général lundi soir, les orpailleurs se sont entretenus mardi matin avec le préfet Daniel Ferey.
Une rencontre constructive, selon les intéressés. "Nous avons obtenu un accord de principe sur la plupart de nos revendications", a déclaré Gauthier Horth. Par exemple, la simplification des critères de recevabilité des orpailleurs pour les prospections minières (un "dossier type" pour l’obtention d’une autorisation d'exploitation sera créé).
Autre point d'entente, l'effacement des dettes sociales et fiscales des orpailleurs guyanais, "compte tenu de la situation particulière de la profession". Pour le Komité, ces deux accords permettraient de procéder, à "très court terme", à la réinstallation d'une centaine d'orpailleurs.
" Le but, c’est que tout le monde puisse travailler, a déclaré Carol Ostorero, présidente de la Fédération des opérateurs miniers, également présente lors de la réunion. L’étude de la simplification des dossiers permettra une vague de réinsertion. Avant, nous étions environ 150 orpailleurs, maintenant, nous sommes une dizaine. Il y a encore beaucoup de barrières à lever, mais on pourra y arriver si chacun y met sa bonne volonté".
Les membres du Ksog restent vigilants, rien n'ayant été encore acté. Néanmoins ils se disent satisfaits de la tournure des événements. "Pour la première fois, nous avons eu le sentiment d'être écouté, et non plus seulement entendu", insiste le président du Komité. " Le but du barrage était d'ouvrir le débat sur les orpailleurs guyanais. C'est aujourd'hui chose faite".
Le leitmotiv du Ksog, à savoir la rétrocession de la ressource minière à une autorité "locale" n'a pas été abordé. "L'urgence c'est la réinstallation des orpailleurs", conclue Gauthier Horth.