Texte
imprimer envoyer l'article commentaires (0) fils RSS partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

Lycéens, c'est le moment de s'orienter

Propos recueillis par Pierre-Yves CARLIER France-Guyane 01.02.2012

Biana Main (à droite), étudiant en commerce, présentait son BTS, hier au salon post-bac, à Saint-Laurent (PYC)

Hier, l'Onisep et le rectorat organisaient le salon post-bac à Saint-Laurent. Demain, ce sera au pôle universitaire (campus de Troubiran à Cayenne) de 9 heures à 17 h 30. Trois étudiants présentent leur formation.

Ghislaine Dolloué, BTS Animation et gestion touristiques locales, au lycée Monnerville de Kourou. « C'est une formation pour valoriser la Guyane au niveau touristique. Il y a peu de touristes, alors qu'on a beaucoup d'atouts. Pour faire ce BTS, il faut être motivé et aimer bouger, maîtriser l'anglais et une autre langue. Nous faisons beaucoup de sorties. Les étudiants en deuxième année ont monté un projet pour aller en métropole. Pendant la formation, nous organisons des événements touristiques. Nous avons donné un coup de main au village touristique de Kourou. Moi, j'ai fait une action sur le stand du Cnes. D'autres ont organisé la visite guidée de Kourou. Nous avons des stages les deux années. J'ai fait le mien au centre spatial, d'autres au comité du tourisme, au service patrimoine de la mairie ou à la Direction des affaires culturelles. Les débouchés, ce sont des métiers comme guide, agent d'accueil, directrice d'office du tourisme. Moi, je ne sais pas encore si je serai guide ou dans la conception d'événements. »
Biana Main, BTS Négociations et relations commerciales, au lycée Éboué de Cayenne. « Cette formation, c'est plus que pour devenir commercial. On va à l'école quatre jours par semaine et on passe une journée en mission préparatoire. Toutes les missions doivent avoir une répercussion sur le chiffre d'affaires de l'entreprise. Nous sommes là pour développer l'activité et la notoriété de l'entreprise. Nous effectuons deux stages en première année. J'ai fait le mien chez Mily's Cooking, un traiteur de Cayenne. Je me suis chargé de développer sa notoriété dans l'Île de Cayenne. Ce BTS est très demandé par les entreprises. Après le diplômé, on peut soit rentrer directement dans le monde du travail, soit continuer les études. »
Vanessa Eustache, BTS Comptabilité et gestion des organisations, au lycée Monnerville de Kourou. « Nous faisons de la comptabilité, du management et les matières classiques. Après ce BTS, on peut travailler, comme comptable par exemple, ou passer une licence professionnelle en un an. Nous avons deux stages de quatre semaines, en première et deuxième années. Nous essayons d'aller en cabinet d'expertise comptable ou dans les services comptabilité des entreprises. Pour faire cette formation, il faut bien aimer les maths. Le niveau est assez élevé par rapport à ce que l'on fait en terminale sciences et technologies de la gestion (STG). Après le BTS, on peut aussi passer un diplôme de comptabilité et de gestion, voire un diplôme supérieur de comptabilité et de gestion, pour ceux qui veulent devenir expert-comptable. On peut aussi se spécialiser en gestion du patrimoine, en fiscalité ou dans les ressources humaines. »
- EN CHIFFRES
Moins de chômeurs chez les diplômés.
Dans son État de l'école en Guyane, paru à la rentrée, le rectorat fait le point sur la situation professionnelle, en 2009, des élèves ayant arrêté leur scolarité entre 2003 et 2005. Plus ils sont diplômés, moins ils risquent le chômage. Deux tiers de ceux qui sont sortis avec au moins un bac + 2 sont cadres ou ont une profession de niveau intermédiaire, 15% sont employés et 10% sont chômeurs ou sans activités. Chez ceux sortis avec le bac, 45% sont employés ou ouvriers et 30% sont chômeurs ou sans activité. Chez les non-diplômés ou titulaires de BEP et CAP, 65% sont chômeurs ou sans activité.
Les diplômés vont dans le public.
En Guyane, les diplômés du supérieur deviennent fonctionnaires. Les hommes diplômés du supérieur long accèdent à 73% à une profession supérieure ou intermédiaire (52% dans le public, 21% dans le privé). Les femmes y accèdent à 72% (59% dans le public et 13% dans le privé). Les hommes diplômés du supérieur court accèdent à ces professions à 52% (privé et public à par ts égales) ; les femmes à 52% également (39% dans le public et 13% dans le privé). Les bacheliers ne sont que 7% à trouver un emploi supérieur ou intermédiaire (4% dans le public et 3% dans le privé) ; les bachelières 3% (1 et 2%).
Les salaires
Les diplômés bac + 2 et plus travaillant en Guyane ont un salaire médian de 1 500 euros en début de carrière et 3 500 euros à l'approche de la retraite chez les hommes. Les femmes gagnent plus au début (1 600 euros) et moins à la fin (3 100). Chez les bacheliers, le salaire médian évolue de 1 200 en début de carrière à 2 500 autour de 50 ans, avant de baisser. Chez les bachelières, il va de 1 350 à 2 750. Chez les CAP et BEP, il évolue peu : de 1 100 en début de carrière à 2 000 à la retraite pour les hommes et de 1 200 à 1 800 chez les femmes.
Texte
imprimer envoyer l'article commentaires (0) fils RSS partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn
Réagissez à cet article

Pas encore inscrit(e)? => Inscription express
Suivez nous également sur :
suivez France Guyane sur Facebook suivez France Guyane sur Twitter suivez France Guyane sur MSN Messenger

Newsletter :

Météo

17 mai 2012