Les stations fermées jusqu'à nouvel ordre
Suite à une réunion infructueuse, mardi matin, avec le préfet sur l'obtention d'une augmentation de leur marge, les gérants des stations-service de Guyane ont fermé leurs pompes jusqu'à nouvel ordre. Quelques heures avant la baisse du prix des carburants.
Mardi matin, le groupement des gérants de stations-service a été reçu par le préfet Denis Labbé. Selon Sylvie Désert, présidente du groupement, le préfet leur aurait répondu qu'il n'avait pas assez d'arguments pour plaider leur cause à Paris, auprès du gouvernement. La fermeture jusqu'à nouvel ordre a donc été décidée à partir de la fin de journée.
Suite à la diffusion de cette nouvelle, les stations ont été littéralement prises d'assaut, créant des files d'attentes interminables devant les stations. Une situation déconcertante qui se répète pourtant à chaque rumeur de fermeture des pompes à essence. Et hier, les stations affichaient portes closes. Aucune réunion n'a eu lieu.
« La préfecture oublie que nous sommes des commerçants, et pas le service public » , nous répondait Sylvie Désert la semaine dernière. Et en tant que commerçants, les gérants des pompes à essence ont vu augmenter leurs frais ces dernières années, selon eux. Les pompistes de Guyane ou des Antilles, par exemple, font figure d'exception en France. Dans l'Hexagone, les consommateurs remplissent eux-mêmes leurs réservoirs. Les moyens contre l'insécurité pèsent également de plus en plus dans le budget des stations, obligées de faire appel à des services de protection pour transférer leurs fonds.
Dimanche matin, la station Total située entre le rond-point de la crique Fouillée et celui des Maringouins, à Cayenne, était d'ailleurs victime d'une tentative de cambriolage.

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