Votre album, Fils du peuple est sorti en mai. Avez-vous eu de bonnes critiques ?
Oui, il y a vraiment de bons retours. J'ai été invité au Brésil par le comité de carnaval de Kourou il y a deux semaines. J'ai pu découvrir ce pays et rencontrer les médias. Ils ont vraiment aimé ce que je fais. J'ai fait des émissions radio, des émissions télé. Les gens ont appelé, dans la rue il y en a qui m'ont abordé. On m'a même proposé des dates donc c'est plutôt pas mal, notamment en Amérique du sud. En Guyane, il y a déjà Apatou, Sinnamary et puis le Suriname bientôt. En retournant en Europe j'ai pas mal de dates de prévues aussi.
Aujourd'hui, peut-on dire que vous êtes un artiste international ?
Moi, je le pense, parce que je joue dans plusieurs pays. J'ai fait une tournée dans l'océan Indien. J'ai fait aussi la Hollande, la Jamaïque dernièrement. J'ai été aux États-Unis aussi et là, je suis au Suriname. Ça bouge pas mal pour moi. Prochainement, j'ai des dates pour la France et pour l'Angleterre.
Vous vous êtes entouré de professionnels comme Don Corléon, compositeur de Sean Paul... Mais vous donnez aussi la chance à des jeunes guyanais comme le chanteur Lil'drick ou encore le compositeur Reverse. Pourquoi ?
Le but c'est de faire évoluer les gens qui ont du talent en Guyane et de les aider. Malheureusement, je ne peux pas trop me permettre encore de faire de la production, parce que c'est assez cher de produire un album sans sponsor, sans personne. C'est un travail de malade! On a travaillé dur pour mon album avec mon label, Destiny Records. En ce moment, je travaille avec Lil'drick, on a le projet de lui produire un album.
Qu'est-ce que cela vous a fait de travailler avec Don Corléon ? Comment vous êtes-vous rencontré ?
Un jour, j'ai reçu un mail de lui me disant qu'il voulait travailler avec moi. Je n'y croyais pas, je ne sais même pas comment il a eu mon adresse, par qui et comment. On s'est vu par la suite, lors d'un concert à Amsterdam où il est venu avec Alaine. Aujourd'hui, c'est quelqu'un que je côtoie depuis un à deux ans. Je suis heureux qu'il ai fait un morceau dans mon album.
Tu as un duo avec Sizzla sur cet opus, pointure du reggae dancehall. Tu l'as invité à ton prochain concert au Suriname le 4 septembre. Comment vous êtes-vous connu ?
J'ai rencontré Sizzla lors d'une tournée qu'il faisait en Europe. Ce sont des amis du label Irie Ites qui nous ont présentés, et on a décidé de travailler ensemble. C'est vrai que ça paraît impressionnant, mais moi, je vis seulement le moment en me disant : « Voilà, on y est, c'est parti. On est avec Sizzla » . Le but c'est d'évoluer! Ça me rend fier de pouvoir faire des choses avec de grands artistes.
Te sens-tu plus Guyanais, que Surinamais, ou le contraire ?
Je suis attaché aux deux en fait, je suis ouvert à tout, je n'ai pas de préférences. Pour moi, il faut que je sois bien de tous les côtés en Guyane, au Suriname, en Europe... Il faut que je sois bien partout!
Que nous préparez-vous pour Apatou ce week-end et Sinnamary le week-end prochain ?
Je vais jouer avec mes musiciens. Il y en a pas mal qui viennent du Suriname, mais d'autres aussi de France. Ça va être terrible je pense, ça va être très chaud, ça va être « faya » ! (rires)