Texte
imprimer envoyer l'article commentaires (3) fils RSS partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

Lagwiyann nou péyi, un hymne guyanais

Stéphanie BOUILLAGUET France-Guyane 15.12.2011

L'association Guyane Culture diffusion a écrit un hymne « à la communauté de destin guyanaise » . Lagwiyann nou péyi sera présenté demain soir chez Polina.

Un chant de cinq minutes reprenant des rythmes amérindiens, bushinenge et créoles. Des paroles écrites essentiellement en créole guyanais, mais aussi en kali'na, sranan tongo, en créole haïtien, guadeloupéen, en portugais, anglais, français, hmong. Lagwiyann nou péyi se veut être un chant unissant tous ceux qui vivent en Guyane. « On aimerait que tous les Guyanais se l'approprient, quelle que soit leur couleur ou leur origine » , explique Marc Monthieux, trésorier de l'association Guyane culture diffusion, qui a porté ce projet.
L'origine de ce chant vient du vidé organisé lors du retour de Malouda à Cayenne après la Coupe du monde 2006. Visiblement ému par cette image de liesse populaire rassemblant toutes les communautés de la Guyane, Maurice Pindard a l'idée de composer un chant fédérateur. Pour qu'il ne soit pas associé à son parti politique, il crée avec des amis l'association Guyane culture diffusion, présidée par Eddy Hardjopawiro, qui sera chargée de développer ce projet. Courant 2010, le morceau est enregistré.
Florent Malouda adhère totalement : « Si tous les fils et les filles du pays pouvaient d'une seule voix, du Maroni à l'Oyapock, entonner ce chant, nous pourrions ensemble construire notre destin commun » , écrit-il. Un chant en commun, né de la volonté de « construire l'avenir de la Guyane ensemble » , explique Marc Monthieux.
Cet hymne sera présenté demain à 19 heures au Karfour Polina. Le CD, comprenant trois pistes (l'original, une version musicale et une version à une voix) sera vendu au prix de 5 euros. Durant cette soirée, une pièce de théâtre d'Élie Stephenson sera également interprétée par des collégiens et lycéens, et Yannick Théolade fera une démonstration de djokan, l'art martial amazonien.
- Lagwiyann nou péyi extraits des paroles :
Kouplé 1 :
I gen lontan lontan, nou té bokou bokou
Nou fléché yé jouktan nou pran danbwa séré
Jodla nou la toujou, owi nyo ten kadachen
Nou ka chanté bay to, Lagwiyann
Réfren :
Lagwiyann, nou péyi
Nou kontan to, nou ka dibout pou to
Lagwiyann, nou péyi
Nou kontan to, nou ké mouri pou to [...]
Kouplé 4 :
Pitit mwen fèt isit, é sé la man kay mò
Eo vivo ben aqui, ngay tcho lay tchong thaï
I come from outside et je m'y suis fixé
Nou ka chanté bay to, Lagwiyann
Texte
imprimer envoyer l'article commentaires (3) fils RSS partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

Vos commentaires

kafka16.12.2011  recommander (1)

Un hymne à la gloire des peuples, voilà une grande idée. la France ferait mieux de s'en inspirer pour remplacer la Marseillaise, chant guerrier et béliqueux


Répondre | Signaler au modérateur

DIDIK15.12.2011  recommander (0)

Rouget de Lisle 973...(à la sauce guevaritos 973)

Cest vrai que l'on ne peut aucunement associer ce geste au MDES ...nooooon certainement pas...c'est juste par pur amour des communautés vivant en GWIYANN...de toute façon papa Noël vient nous apporter nos cadeaux et pour cela il passera par nos cheminées...manman dilo aussi est très belle mais dommage on ne peut pas en faire grand chose...
Nous avons un pays , un drapeau et ...désormais un hymne...faudrait peut être avoir UN PEUPLE...mè bon pa flipé karnaval a ka rivé coézion sosial a ké ronforsé...
Hasta la vitoria siempre guevaritos 973!!!!
Ps: guevaritos 973= indépendantistes guyânais (ce n'est pas une faute de frappe) enamourés de révolution russe et cubaine...


Répondre | Signaler au modérateur

Johnny15.12.2011  recommander (1)

Maurice Pindard, le patron du MDES, veut éviter qu'on associe cet hymne à une revendication des indépendantistes ? C'est loupé, puisqu'il a pris, dans son association, Marc Monthieux, conseiller régional MDES, Eddy Hardjopawiro, délégué UTG à EDF, et Élie Stéphenson, fondateur de l'UTG. Ne manque qu'Armand Achille au Cor et Alain Tien-Liong à la flûte à bec.


Répondre | Signaler au modérateur
Réagissez à cet article

Pas encore inscrit(e)? => Inscription express
Suivez nous également sur :
suivez France Guyane sur Facebook suivez France Guyane sur Twitter suivez France Guyane sur MSN Messenger

Newsletter :

Météo

17 mai 2012