Prostitution : le rêve d'une vie meilleure se fracasse sur les trottoirs cayennais
Elles sont près de 300 à vivre de l'exploitation de leurs corps dans les rues de Cayenne. L'association en faveur du développement en Guyane tente de les aider à sortir de ce cycle infernal, commencé à plus de 2 000 km de là, par des fausses promesses de vie meilleure. Dossier.
« La capote ! La capote ! La capote !". Au volant d'une voiture blanche, Jacqueline annonce son arrivée avec trois petits coups de klaxon. Tous les mercredis, elle patrouille les ruelles de Chicago, à la rencontre des prostituées du quartier. Côté passager, Danny, munie d'un gros carton, prépare des petits paquets de dix préservatifs entourés d'un élastique. C'est elle qui les distribue aux femmes croisées sur la route. "Je donne deux paquets par femme", explique-t-elle. À l'arrière, une troisième personne tient le compte. Elle note, paquet par paquet, combien de préservatifs ont été distribués. Elles sont donc trois à sillonner les rues de Cayenne : l'une conduit, l'autre distribue, la dernière comptabilise.
Les lieux de la prostitution sont connus
Le départ se fait à 22 heures, devant les locaux de l'association, rue Amusant. Nul besoin de plan, l'équipe sait précisément où aller, et surtout où s'arrêter.

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