Mobilisation lycéenne : " Le dialogue, pas les menottes " réclame le député Castor
La procureure de la République, Aline Clérot, a donné un premier bilan chiffré, mercredi 7 octobre
" Quand des lycéens descendent dans la rue pour faire entendre leurs revendications, la première réponse de l'État devrait être le dialogue, pas les menottes. " Dans sa lettre ouverte datée du 6 octobre, le député Jean-Victor Castor, dénonce " une réponse policière qui inquiète et qui interpelle " face à la mobilisation lycéenne lancée le 2 octobre.
La procureure de la République, Aline Clérot, a donné un premier bilan chiffré, mercredi 7 octobre. Treize personnes ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement. Selon le parquet de Cayenne, 46 % des procédures ont donné lieu à une alternative aux poursuites : un défèrement devant le procureur pour la notification d'un stage de citoyenneté obligatoire, mis en œuvre par la Protection judiciaire de la jeunesse. Par ailleurs, 31 % ont été classées sans suite, les conditions d'une réponse pénale n'étant pas réunies, et les enquêtes se poursuivent dans 15 % des cas. Les 8 % restants ont conduit à la saisine du juge des enfants, avec un contrôle judiciaire comprenant un couvre-feu et une interdiction de manifester. L'ensemble des personnes interpellées ne dépasse pas la dizaine.
Les faits examinés concernent des atteintes aux forces de sécurité, la participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations, et des atteintes aux biens.
" Mettre immédiatement un terme à cette logique d'escalade "
Jean-Victor Castor appelle le préfet et le rectorat à " mettre immédiatement un terme à cette logique d'escalade " et à ouvrir " un véritable dialogue avec les lycéens ". L'élu dit soutenir " l'essentiel des revendications " des lycéens, des enseignants et des personnels, et invite parents et enseignants à encadrer les jeunes afin d'éviter " les habituels pièges du pouvoir ".
Il conclut au sujet de la jeunesse du pays en ces termes : " On l'écoute. On lui répond. On la respecte. "
Ce jeudi matin, des lycéens de Saint-Joseph, en plein centre-ville de Cayenne ont bloqué quelques heures leur établissement. Des flyers pullulent sur les réseaux sociaux afin de bloquer vendredi les lycées comme celui du Larivot.
Des représentants des élèves ont été reçus par la CTG et des garanties sur les travaux de réhabilitation ont été apportés comme à Melkior-Garré. Dans cet établissement, le calme est revenu depuis hier, mercredi. En revanche, à Saint-Laurent, deux gendarmes ont été blessés lors d'une matinée jugée difficile, ce jeudi matin, par notre collègue de Guyane la Première, au collège Tell-Eboué.

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