Manuel Valls : "Il faut démétropoliser les Outre-mer"
Le ministre s'est exprimé en introduction du congrès des élus, à la CTG.
Manuel Valls s'est exprimé en introduction du congrès des élus, ce lundi soir à la CTG. Le ministre appelle à démétropoliser les territoires d'Outre-mer. Le verbatim de son début de discours :
"Il est temps de repenser les rapports entre la France et les Outre-mer. Il ne faut pas céder à une vision athée, condescendante ou uniquement administrative des Outre-mer. Il ne s'agit pas seulement de gérer, mais de transformer les Outre-mer car c'est cela l'essentiel.
De la domination à l'infantilisation
On est passé de la domination à l'infantilisation. Je veux davantage de considération. La France est attachée à ses territoires, et inversement. Les populations outre-mer sont attachées à la République et surtout à sa promesse d'égalité. "Le problème n'est pas politicien ni sentimental, il est politique", disait Léopold Sédar-Senghor. Il a raison et c'est pour cette raison que j'amène une réponse politique ce soir.
La relation avec la France est dégradée. Une crise de confiance majeure traverse les Outre-mer à cause de la vie chère et du délabrement des services publics mentionne le rapport remis en décembre au président de la République.
Conséquences réelles de l'esclavage et de la colonisation
Il y a des conséquences réelles de l'esclavage et de la colonisation, mais il faut être juste : nous avons avancé sur les lois mémorielles.
La France engage un effort budgétaire et fiscal important : de l'ordre de 7 milliards d'euros, et 22 milliards au total. Elle répond aux crises, en Nouvelle-Calédonie, à Mayotte. Elle agit massivement pour garantir la sécurité, particulièrement ici.
"Démétropoliser"
Mais c'est vrai que nous devons encore "démétropoliser" les Outre-mer. Je fais un serment : "il faut agir chaque jour pour mettre fin aux dépendances". C'est une belle phrase de Michel Rocard.
Il faut lutter au quotidien contre tout ce qui nous éloigne : l'impuissance, la vie chère, le malaise politique. Je n'ai aucun tabou sur les évolutions institutionnelles. Il faut poser les questions du désenclavement, de l'éloignement, en prenant en compte les peuples autochtones."

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