Patrick Labranche : « Atteindre la souveraineté alimentaire »
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Patrick Labranche : « Atteindre la souveraineté alimentaire »

Propos recueillis par Gaëtan TRINGHAM
Patrick Labranche est également éleveur à Stoupan.
Patrick Labranche est également éleveur à Stoupan. • DR

Dans le cadre du Mois de la viande locale, Patrick Labranche, éleveur et président d'Intervig (Interprofession élevage et viandes de Guyane) répond à nos questions sur la filière.

Quelle est l'importance du Mois de la viande locale pour la filière ?

L'objectif est de faire en sorte que les consommateurs puissent trouver de la viande en quantité et en qualité sur le marché. Nous voulons développer le plus possible les différentes filières pour atteindre la souveraineté alimentaire. Comme nous avons pu le faire avec les œufs, on essaie de voir comment nous pouvons décliner toutes les facettes qui nous permettront d'atteindre ce but. Ça va être long et fastidieux parce que les problèmes fonciers sont toujours là, malgré la création de la Safer. Le temps qu'elle se mette en route, quelques années s'écouleront, mais cela ne doit pas empêcher notre développement. Notre population ne va pas s'arrêter de croître, et il faudra nourrir ces gens-là. 

 

La fin d'année implique une augmentation de la consommation, comment est-ce que les éleveurs sont impactés par ce phénomène ?

Depuis que l'interprofession existe, nous n'avons pas arrêté de travailler pour que le consommateur s'intéresse davantage à la production locale. Le besoin et là et les guyanais jouent le jeu. C'est à notre tour de faire en sorte que les filières se développent. La demande locale est de plus en plus importante et malheureusement, on n'a pas forcément encore la capacité de répondre aux exigences.

Avec l'aide de celui de Mana, l'abattoir territorial répond-il aux besoins ?

Même si ces outils apportent une aide substantielle, il va y avoir des aménagements et des améliorations à apporter sur les deux abattoirs. On le voit en période de fêtes, ça bouchonne un peu. Que ce soit en main d'œuvre et en personnes formées techniquement, des investissements importants sont à faire car il est clair que la filière va croître. Il reste aussi le problème que l'abattoir principal soit en ville, et que les exploitations soient retirées en communes. N'ayant pas d'infrastructures routières développées, cela devient de plus en plus contraignant. 

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