Le Maroni toujours victime de son or : les derniers chiffres sur la pollution liée à l'orpaillage
Alors que le cours de l'or a battu des records en 2023, atteignant son plus haut niveau historique le 1er décembre dernier à 2 072,22 dollars l'once, soit près de 77 000 euros le kilo, le plateau des Guyanes et le Maroni en particulier ont été plus que jamais convoités et exploités à la recherche du précieux métal.
Depuis Saint-Laurent du Maroni ou Albina au Suriname, il ne faut pas remonter longtemps le Maroni pour constater les premières traces de la forte activité aurifère qui dégrade la qualité des eaux du fleuve frontalier depuis les années 1990.
À peine arrive-t-on à Sparouine, à 1 h 30 de navigation, que l'on croise les premières barges qui prélèvent et remuent les sédiments du fond du fleuve. Plus frappant encore, à quelques centaines de mètres en amont de cet écart, dans lequel vivent presque un millier de personnes, le regard est attiré par les eaux turpides de la crique Pakira (Suriname) qui se jettent dans le fleuve.
L'œil distingue la turbidité des eaux chargées de sédiments en suspension, mais le plus inquiétant est invisible, c'est la présence de rejets pollués au mercure, liés aux activités d'extraction d'or menées dans ces cours d'eau.

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