Le début de la fin pour la Sara?
Le rapport enfin rendu public de l'Inspection générale des finances sur la "Régulation du prix des carburants et du gaz dans les Départements français d'Amérique" met au cœur du problème l'activité de raffinage de la Sara. Elle préconise d'y mettre fin pour gagner a minima 14 centimes d'euro par litre.
Les députés guyanais ont bien fait d'insister. Depuis plus d'un an, Jean-Victor Castor et Davy Rimane font pression sur tous les ministres possibles pour obtenir le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) sur la "Régulation du prix des carburants et du gaz dans les Départements français d'Amérique", écrit en 2022. C'est finalement par la Cada (Commission d'accès aux documents administratifs) qu'ils l'ont obtenu.
Il est désormais disponible sur le site de l'IGF. Et il recèle de nombreuses surprises, pas toutes favorables à la Sara (Société anonyme de la raffinerie des Antilles) même si ce rapport est amputé de certains chiffres protégés par le secret des affaires.
14.6 centimes d'euros par litre pour le raffinage
Le coût de l'activité de raffinage de la Sara est estimé a minima à 14.6 centimes d'euros par litre. Ces surcoûts s'expliquent en partie par la structure même du secteur des carburants dans les DFA, où la SARA, malgré une capacité de raffinage annuelle de 800 000 tonnes, n'a traité que 400 000 tonnes en moyenne ces dernières années. En parallèle, la part des produits...

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