Shasha, la voix kali'na qui s'affirme
Shasha, de son vrai nom Shanice Thérèse, 18 ans, nous a accueillis dans son village de Prospérité où elle a grandi. Interview
Chanteuse d'origine Kali'na, Shasha est accompagnée depuis ses débuts par le groupe Senuka, avec son manager Sabalana et Defane, également membre du groupe. Ensemble, ils encadrent ses projets artistiques.
Lauréate de la Révélation Guyanaise de l'année aux Lindor 2025 avec le titre "Siritjo Yepoli", elle revient sur son parcours et son nouveau single "Amano Tjopama".
Quelle est l'histoire de ton titre " Amano Tjopama " ?
Shasha : Après "Siritjo Yepoli", j'ai réfléchi à un autre style, toujours en lien avec le reggae. J'avais déjà commencé à écrire ce morceau qui parle de la vie. Une vie qui n'est plus celle d'autrefois. Amano Tjopama signifie : " la vie n'est plus comme avant ".
Qu'est-ce qui t'a donné envie d'écrire cette chanson ?
Shasha : Je voulais composer une musique qui reflète le vécu de notre pays. Quand j'écris, il faut que mes couplets transmettent des frissons, de l'émotion. Aujourd'hui, il y a beaucoup de décès, de suicides, ici comme ailleurs dans le monde.
En quoi ce deuxième clip diffère-t-il du premier ?
Shasha : Le lieu est différent. Pour le premier, j'étais en studio, sans décor. Le clip du second a été tourné à l'extérieur, au village Pierre à Saint-Laurent du Maroni.
Avec qui as-tu travaillé sur ce morceau ?
Shasha : J'ai écrit seule mes couplets et mon refrain. Mon père m'a aidée en relisant mes textes avec un œil extérieur. Son soutien est précieux.
Quel message veux-tu transmettre avec "Amano Tjopama" ?
Shasha : C'est un message qui illustre la vie. Les paroles ont du sens du début à la fin.
Comment te sens-tu depuis sa sortie ?
Shasha : Moins stressée, plus détendue.
As-tu déjà été invitée sur des plateaux artistiques depuis sa sortie ?
Shasha : Oui, au Suriname à Palmentuin, pour la fête patronale de Saint-Laurent du Maroni, et bientôt à Iracoubo le 23 août.
Depuis ta récompense aux Lindor 2025, as-tu été souvent sollicitée ?
Shasha : Oui. Par exemple, pour l'inauguration des Berges du Maroni, la cérémonie de remise du Prix territorial de l'Artisanat, et la fête patronale de Mana.
Ce deuxième morceau annonce-t-il un EP ou un album ?
Shasha : Non, pas pour l'instant (elle sourit).
Qu'aimerais-tu que le public retienne de ce nouveau titre ?
Shasha : Que je chante dans ma langue natale, le Kali'na. Je veux montrer qu'il est possible de chanter dans cette langue.
Quels sont tes projets à venir ?
Shasha : Une nouveauté arrive. Je travaille sur mon troisième morceau, qui est très inspiré.
Un mot pour nos lecteurs et ceux qui te suivent ?
Shasha : Merci de me soutenir. Vos encouragements me donnent la force de continuer. Je suis une jeune artiste et j'ai besoin de vous.

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