Quand la psychose s'installe
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Quand la psychose s'installe

T.F.

Régulièrement visités par des cambrioleurs depuis deux mois, les habitants d'une petite résidence du quartier du Lac Bleu, à Saint-Laurent, vivent quotidiennement dans la crainte d'une énième intrusion nocturne. Le commandant de la compagnie de gendarmerie de Saint-Laurent, le capitaine Metras, assure que la ville ne « traverse pas une vague subite de cambriolages », et précise que les habitants se doivent de « garder leur sang-froid ». L'officier déclare : « Il s'agit d'une vraie problématique de Saint-Laurent, mais nous avons plus affaire ici à un groupe de malfaiteurs, que l'on est d'ailleurs en phase d'identifier et de localiser. Il faut garder confiance. Néanmoins, il est vrai que nous faisons face à une délinquance extrêmement réactive et mobile. Et à partir du moment où les individus se réfugient dans la forêt, il est facile de comprendre les difficultés d'interpellation que l'on peut rencontrer la nuit. Même avec trente hommes, il n'est pas facile d'opérer. » Et d'insister : « Nos investigations judiciaires actuellement en cours vont aboutir très prochainement. »

Une détonation retentit. La conversation et les visages se figent. Une deuxième éclate dans la seconde qui suit. « Ça, ce sont des coups de feu, commente David. On entend ça presque tous les soirs. » Habitant d'une petite résidence du quartier du Lac Bleu, pourtant parfaitement sécurisée, ce père de famille de 31 ans avoue ne plus avoir connu de nuit sereine depuis une semaine. A ses côtés, sa compagne et quatre voisins confient également la psychose nocturne qui s'est emparée d'eux après une énième tentative de cambriolage, jeudi dernier. « Il y a eu cinq effractions en moins d'un mois après les fêtes, et une personne s'est fait agresser en revenant à pied de la supérette, constate Fred. On a des volets, des alarmes sur les maisons et toute la résidence, mais ça ne les arrête pas. On ne dort plus. » En Guyane depuis quatre ans, dont trois années passées à Saint-Laurent, Cathy se défend de toute naïveté. Maman de deux enfants, elle assure : « On n'est pas arrivé ici avec une auréole au-dessus de la tête, en se disant qu'il n'y avait pas de danger. Maislà, on en est...

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