Rendez-vous avec Myriam dans son
appartement cayennais. Elle bosse « dans le secteur maritime » .
Elle préfère rester anonyme dans l'article. Non qu'elle n'assume
pas ce qu'elle est. « Mais c'est pour ma famille. Ma mère accepte
ma vie, pas les autres » . Mais au fond, si on l'identifie « ce
n'est pas si grave que ça » .
Myriam découvre qu'elle est attirée par les
filles à ses 9 ans. « La première femme que j'ai aimée, c'était ma
prof d'anglais mais elle ne le savait pas. » Elle a toujours vécu
avec des femmes. Jamais d'hommes. Sa mère, dont elle nous parle un
peu, a eu des expériences homo. Myriam l'a su plus tard. D'autres
personnes dans sa famille sont également lesbiennes. Le problème
n'est pas là. « C'est en s'affichant qu'on découvre qu'il y a
beaucoup de tabous. On voit la réalité de la vie des homos quand on
décide de s'afficher. » Et pour elle, le fait d'être lesbienne en
Guyane est à la fois plus difficile et moins compliqué
qu'ailleurs.
Plus simple « parce qu'il y a énormément de
personnes qui sont bi ou qui sont homosexuelles mais qui le
cachent. Même si on ne sait pas qu'elles le sont, elles sont plus
souples que l'hétéro qui ne veut rien entendre. » De toute façon,
explique-t-elle, grâce à l'émergence d'une nouvelle génération, la
diffusion de nouveaux programmes télé, l'homosexualité en Guyane a
tendance à se banaliser. Le côté négatif, c'est « ce petit groupe
de personnes qui sont complètement fermées sur
l'homosexualité...
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters