Mardi, 9 heures. Une délégation du conseil
municipal se pose en hélicoptère à Saint-Élie. Elle a prévu de
passer la journée à faire l'état des lieux des constructions en
cours. Après avoir pris en photo différents ouvrages, les élus
décident de se désaltérer dans une épicerie du bourg. Il est
environ 11 h 30. « J'ai alors vu un homme s'approcher de nous. Il
est arrivé avec un fusil gros calibre, qui n'était pas cassé, comme
c'est pourtant obligatoire dans le bourg, raconte Charles Ringuet,
le maire de la commune. Le garimpero s'est alors tourné vers moi et
m'a mis en joug. » Tout s'accélère. L'édile de la commune s'extirpe
de la visée du fusil et se plaque contre le mur. L'agresseur,
soutenu par un autre garimpeiro, vise alors deux autres personnes
de la municipalité. Il leur demande « les appareils photos » et «
les caméras ». Les élus avaient effectivement photographié les
constructions en cours... et sur l'une des photos apparaît le
braqueur, qui ne tenait visiblement...
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