Le pianiste Alain Jean-Marie, chevalier du Mérite
« Je vais vous faire une confidence, lui a déclaré la ministre de l’Outre-mer : « Vous avez réveillé en moi, le 21 juin dernier, dans la cour de Matignon, les vibrations de ce formidable instrument… Et, je revois encore Daniel Maximin battre les pieds en rythme sur ces airs an tan lontan. »
D’autres distinctions sont venues récompenser le talent de ce pianiste hors pair. En 1999, il a reçu le prix Boris Vian de l’académie du jazz pour l’album Afterblue, meilleur album de jazz français. En 2000 et 2004 il est récompensé à deux reprises par le Django d’or du meilleur musicien de jazz français. Mais il faut remonter à 1992 et son premier album de biguine réflexion pour qu’il acquiert ses lettres de noblesse. En solo, en duo, en trio, en quartet ou en big bang, Alain est partout. Un travailleur acharné, un chercheur infatigable, un homme d’expérience et de partage. Il est aujourd’hui le pianiste de jazz le plus demandé.
Appuyé sur le piano, devant l’assistance, il a laissé couler quelques larmes d’émotion au moment où la ministre a épinglé au revers de sa veste grise l’étoile à six branches doubles, émaillée de bleu, surmontée d’une couronne de laurier portant les inscriptions de la République, l’ensemble suspendu à un ruban bleu de France en moire. « Cette médaille récompense mon obstination à vouloir faire vivre ma passion qui est la musique et surtout la musique de jazz. » Sa conception de la musique, il l’a expliqué ainsi : « Il faut être comme le bambou qui ne résonne que là où c’est creux. C'est-à-dire qu’il faut rester vide, disponible à l’intérieur et non chargé des choses inutiles qui nous empêchent de résonner. » Puis, avec sa femme Morena, Valérie Ventadour, Mariann Mathéus et Tony chasseur, au chant, il a remercié le public en musique…

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