« On voit de tout en cours, donc on fait
attention. » , Postés devant le lycée Melkior-Garé en attendant la
reprise des cours, Dania, Naïna et Olivier sont unanimes sur au
moins un point : « C'est vraiment triste ce qu'il s'est passé en
Martinique. Et ça peut nous arriver à tous, ici aussi. » L'annonce
de la mort de Teddy Leopoldie, 16 ans, victime de six coups de
couteau, leur a fait froid dans le dos. Car à leur âge, difficile
de ne pas s'identifier à cette triste histoire. Les « tchok » ,
comme ils disent, « il y en a devant tous les lycées » . « Mais là,
coupe Naïna, c'est bien plus grave. Il faudrait mettre des
surveillants ou des vigiles » , propose l'élève de seconde.
Pourtant, le « flicage » , Dania n'est « pas pour » . Pendue à ses
écouteurs reliés à son téléphone portable, la jeune fille, élève de
terminale, pense que « cela n'arrangera rien » . À ses côtés,
Olivier, 16 ans, apporte quelques éclaircissements : « Des armes,
on en voit tout le temps. Ceux qui viennent en cours armés veulent
montrer que ce sont eux les gangsters. Qu'ils sont plus forts et
qu'il ne faut pas les embêter. »
Charlemagne s'explique
Un peu plus loin, Christa, 17 ans, n'est
pas au courant de la mort de l'adolescent martiniquais. Mais ça ne
l'étonne « qu'un peu » . Elle qui se souvient avoir « vu la police
venir une fois, lorsqu'une élève est tombée dans les escaliers
après une bagarre avec une autre fille » . Des sombres histoires
d'embrouilles,...
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