Si l'événement crée de l'investissement, il en nécessite aussi. Les carnavaliers, qu'ils soient touloulou, tololo, cavaliers ou cavalières, font de plus en plus montre d'originalité dans leur tenue et la tradition veut qu'ils mettent la main à la poche, comme les cavaliers des universités. France-Guyane décrit, à travers quatre mini-portraits, leur engouement, leurs préparatifs et leurs dépenses.
Cavalière, on s'arrange parfois
Sergine Aymon fréquente les bals tololo
depuis leur début. « Le bal tololo me plaît car, là, ce n'est pas
moi qui suis déguisée, et le choix des tololo donne une indication
sur la cote qu'ont les cavalières. » Les préparatifs, c'est une
affaire entre copines avec Sergine, qui bat quelque peu en retraite
pour la dernière ligne droite, car « les amies ont mis la barre
très haut! » Ce qui ne l'a pas empêchée de participer à tous les
bals tololo depuis le début de la saison. Côté budget, Sergine se
dit modeste et une soirée tololo lui revient en moyenne à 70 euros.
« Pour l'habillement, notamment le tee-shirt imprimé avec un
slogan, les petits bijoux et accessoires, il faut compter une
cinquantaine d'euros. Les billets d'entrée frôlent en général la
cinquantaine d'euros aussi, mais je m'arrange pour les avoir moins
chers, en passant par les CE. Quant au maquillage, qui coûte
environ 25 euros, ce sont les copines qui le font pour moi! »
Cavalier bien élevé mais pas
dépensier
(NUBIANE & MINOS) •
Maurice Jean-Marie est un adepte des bals
paré masqué depuis 1982. « A l'époque, des bandes de copains du
Vélosolex club arrivaient par dizaine et entraient bien habillés à
la queue leuleu chez Nana, c'était beau. Et avec mon ami Richard,
nous avons tâché d'apporter un cachet classe. » La bande à...
Édition spéciale : Rétro 2025
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