Il a le visage fatigué, la tête basse, le
regard fuyant. Escorté par deux de ses avocats, Léon Bertrand se
présente à l'entrée de la salle d'audience du juge des libertés et
de la détention (JLD) un peu avant 12h30. Accueilli par quelques
timides « Léon, Léon! » de proches venus de Guyane et d'amis de
Martinique. Il s'arrête un bref instant, fait un petit signe de la
main et pénètre dans la salle, pleine à craquer. Il s'avance à la
barre.
Éric Mangin, le JLD, lui rappelle les chefs
de mise en accusation : « Favoritisme et corruption passive » entre
2003 et le 31 juillet 2009, dans le cadre de l'attribution de
marchés publics de la CCOG (Communauté de communes de l'ouest
guyanais), la Senog (Société d'économie mixte du nord-ouest
guyanais) et la mairie de Saint-Laurent du Maroni.
Pour justifier la demande de
détention...
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