« Avant, je gagnais beaucoup, mais l'Urssaf était ma maîtresse »
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« Avant, je gagnais beaucoup, mais l'Urssaf était ma maîtresse »

Propos recueillis par Pierre-Yves CARLIER
John Lie A Fo, devant une de ses toiles représentant Mama Anaïssa. « Le winti, le vaudou, c'est ma culture. Je suis fier de ça. » (EL)
John Lie A Fo, devant une de ses toiles représentant Mama Anaïssa. « Le winti, le vaudou, c'est ma culture. Je suis fier de ça. » (EL)

A Saint-Laurent du Maroni, le camp de la Transportation accueille une rétrospective de John Lie A Fo jusqu'au 15 février.

Dans cette rétrospective de ces trente dernières années, votre tableau le plus cher, Le Cri du Maroni, vaut 8 500 euros. Ça vous inspire quoi ?
Le Cri du Maroni a pour moi une valeur personnelle. C'est quelque chose que je n'espère pas faire deux fois. C'est quelque chose qui m'a marqué. C'est l'Histoire. Le galeriste m'a demandé : « On peut ? » Toujours plus, plus, plus, je n'y crois pas. Faire cent millions de profit... J'ai beaucoup freiné.
Quand on réfléchit un peu... Je suis en train de faire quoi ? Quelle est la valeur de la vie pour moi ? Il n'est pas question d'abuser pour avoir toujours plus. J'ai ma maison à Rémire-Montjoly, je ne dois rien à la banque. Je ne sais pas où on va, mais ça ne va certainement pas bien. Quand on voit ceux qui bossent chez France-Télécom et qui se pendent... Moi, j'ai amené mes trucs dans une galerie et ça a marché. Me demande pas pourquoi. Mais je freine.

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