Assise devant sa petite maison de
Cogneau-Lamirande abritée de la route par quelques tôles, Dieula ne
cesse de sourire. Bientôt, elle reverra son fils, Vilor. Ce fils
qu'elle croyait mort. Certes, aujourd'hui, Vilor se trouve encore à
São Paulo, à trois mille kilomètres de ses cinq frères et soeurs.
Mais il n'est plus entre les griffes des passeurs qui, un jour de
décembre 2009, l'ont abandonné dans la mégalopole brésilienne. Il
avait 11 ans.
En 2002, Dieula Goin, dont le mari est
décédé, quitte Haïti et s'installe clandestinement en Guyane. Elle
laisse au pays ses deux enfants, chez leurs grands-parents. En
Guyane, Dieula s'installe avec François Estimilorme, maçon, en
situation régulière. Ils auront ensemble cinq enfants.
Mais ses deux premiers garçons, restés en
Haïti, commencent « à...
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