À Camopi, « on est dans le désespoir total »
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À Camopi, « on est dans le désespoir total »

Propos recueillis par Arnaud SAINT-MAXENT
Camopi, l'ambiance s'est alourdie depuis une semaine (photo d'archives)
Camopi, l'ambiance s'est alourdie depuis une semaine (photo d'archives)

Une semaine après la mort d'un Brésilien, tué par un gendarme sur l'Oyapock alors qu'il livrait un site d'orpaillage clandestin, la situation est toujours très tendue à Camopi. Sous couvert d'anonymat, de peur des représailles, deux femmes ont décidé de briser le silence.

Quelle est l'ambiance à Camopi depuis jeudi dernier ?
C'est très tendu. Il y a eu des représailles, les Brésiliens sont venus pour attaquer le piroguier de la gendarmerie. Sa famille est visée car lui et son père travaillent pour la gendarmerie. Ils ont voulu voler sa pirogue et le moteur. Ils sont venus armés. Ils ont tiré sur le père qui a eu le temps de sauter dans l'eau.
Quand le jeune a vu ça, il a appelé tous les autres jeunes pour venir l'aider car beaucoup de Brésiliens voulaient encercler l'îlet Moulat, (un îlet sur l'Oyapock où vit une partie des habitants Wayãpis de Camopi, ndlr). Ils se sont défendus et ont tiré aussi sur les Brésiliens.
Ça s'est passé quand ?
Ça s'est passé le lendemain de la mort de l'orpailleur. C'était la panique totale, les habitants avaient peur pour les enfants et pour les femmes. Là, on ne peut toujours pas dormir sur nos deux oreilles. Ils ont menacé de représailles. Ils ont dit qu'ils allaient repasser vendredi à l'îlet...

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