Un match historique !
Les Yana Dòkòs affrontaient hier soir, à domicile, l’équipe du Honduras en match aller des barrages de la Concacaf. Un exploit qu’il faudra confirmer, dans quatre jours, cette fois au Honduras. Objectif : une qualification historique pour la Gold cup.
Ils ont bien mis le feu au stade, dès le début. Au moins les spectateurs ne se sont pas ennuyés. Le Honduras a rapidement ouvert le score, à la 17e minute, sur un superbe but de Jerry Bengston. Chacun se disait : on s’y attendait, ça commence mal… Que nenni ! Le capitaine, Marvin Torvic, a égalisé dans la foulée, avant que Sloan Privat ne marque un deuxième but trois minutes après. Et là, c’était la folie dans un stade en liesse entièrement gagné par l’efficacité guyanaise. La musique carnavalesque n’a pas cessé de retentir. Les 3 500 spectateurs étaient derrière leurs joueurs.
Étape essentielle : le moral était remonté, on savait que tout était maintenant possible ! Le rêve devenait accessible.
Chacun y allait de son analyse des atouts de chaque équipe, et surtout des défauts vite devenus des failles. Défense, attaque… côté guyanais il fallait à tout prix éviter que les Honduriens réussissent à marquer.
Puis ce fut le moment de la mi-temps. Un moment pour souffler ; prendre du recul ; réaliser que si le plus gros est fait, mais aussi que le plus difficile est à venir : les Honduriens vont revenir sur le terrain remontés à bloc. On le sait, ils ne sont pas venus en touristes. Ils ont non seulement la rage mais aussi largement la capacité et les compétences pour gagner.
Le public, déchaîné, fait la hola en attendant la reprise. Tout le monde est surexcité, dans des gradins surchargés, comme derrière sa radio.
Les ballons frôlent les buts, des essais sont manqués, on voit des fautes… la tension est à son comble. Mais plus le temps passe, plus on se dit que les Yana Dòkòs peuvent garder ses deux buts d’avance ! Sauf que le Honduras met les bouchées doubles.
Il ne reste que dix minutes. Les joueurs sont fatigués mais doivent tenir. Les tribunes du stade Edmard-Lama de Rémire-Montjoly vibrent. Dans la dernière minute, on se remet à respirer en attendant de pouvoir crier de joie.
Quelques minutes après la libération, les supporters guyanais affichent leur fierté dans les rues l’île de Cayenne, sur coups de klaxons.
Retour sur ce match dans notre édition de demain, au travers d’une double page, avec analyse et réactions.

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