Les Maîtres de la pagaie 2011 en images
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Les Maîtres de la pagaie 2011 en images

Pierre-Yves CARLIER / photos : Jody AMIET

Hier, à Kourou, les Cariacou ont remporté la 9e édition des Maîtres de la pagaie © JODY AMIET

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L’équipe remporte la neuvième édition des Maîtres de la pagaie, devant NL Production, du Village saramaka.

 Il est 13 heures passées. Le soleil cogne dur sur le lac de Bois Chaudat, à Kourou. L’équipe des Bandidas, avec ses chapeaux de cow-boy, vient de remporter l’édition féminine des Maîtres de la pagaie, avec un peu plus d’une minute d’avance sur Moïoema. Cela fait quelques années que les deux équipes se tirent la bourre. L’an dernier, le classement était inversé, pour dix secondes. Samedi soir, les pagayeuses se tenaient en dix-sept secondes. Mais ce dimanche matin, les Moïoema, en perdant une pagaie dans l’eau, ont vu couler leurs dernières chances de rattraper les Bandidas.

Chez les hommes, les incontournables Cariacou, les jeunes de la ligue de canoë et NL Production qui regroupent des habitants du Village saramaka se tiennent aussi en quelques secondes. La première manche dominicale a été fatale aux rameurs de la ligue : leur barreur est tombé à l’eau, un événement extrêmement rare qui a douché leurs espoirs.

Les Saramakas, dont ce n’est que la troisième participation, ne pointent qu’à une minute de Cariacou. Et ce, malgré une pénalité de trente secondes, reçue samedi pour avoir loupé une bouée. D’un côté les outsiders qui apprennent vite, de l’autre les incontournables favoris : deux victoires, sept podiums et une quatrième place lors des huit premières éditions.

« Hier (samedi), on n’était pas en forme. On s’est réorganisés au niveau de la pirogue, pour mieux passer les bouées », explique Richenel, de NL Production. Les exercices leur réussissent. Aux premières heures de ce second jour de course, ils reprennent dixneuf secondes à Cariacou. Sous un soleil de plomb (qui fera défaillir un rameur de Clemessy), les équipes approchent de leur pirogue. Quarante-deux secondes séparent les deux premières équipes. À la première bouée, stupeur. Le bateau Cariacou prend l’eau. NL Production n’en profite pas. Les deux bateaux se sont percutés et sont enlisés aux dernières places. Deux tours de lac plus tard, elles se tiendront toujours en quelques secondes. Cariacou tient sa troisième victoire. « Tout est allé très vite, raconte Thomas, le capitaine, en évoquant l’incident de course. Sur le moment, on ne pense pas au podium. Notre chance, c’est qu’on s’entraîne au pire, y compris à prendre l’eau et à écoper. Dans une situation critique, chacun tient sa place. » Et l’équipe a tenu la sienne : la première.  
 
Saramaka et Kali’na tentent de se faire une place

Au milieu des tentes marabout où les équipes des Maîtres de la pagaie se reposent entre deux courses, l’installation de NL Production tranche. Samedi matin, l’équipe du Village saramaka s’est construit un carbet, entre la médiathèque et le lac de Bois Chaudat.

« C’est traditionnel », explique Richenel, l’un des rameurs. Pour sa troisième participation, son équipe n’a manqué la victoire que de 21 secondes. Beaucoup pronostiquent leur succès à l’avenir, comme Thomas, capitaine de Cariacou : « On les a vus s’entraîner, sur le lac, sur le Kourou. L’endurance, ils l’ont. Mais cette année, on méritait de gagner. »

Au Village saramaka, l’idée de participer à cette course très connotée « métro » est née en 2009. « C’est vrai qu’il n’y avait que des métros, poursuit Richenel. On s’est dit que ça ferait de l’animation. » Il accepte l’idée lancée par son cousin, N’Gwete Lando, chef d’une entreprise d’espaces verts au dégrad saramaka, dont les initiales ont fourni le nom à l’équipe.

Aujourd’hui encore, sur 26 équipes, on en compte 2 bushinengués, 2 amérindiennes, pour 12 métros et 6 militaires. Une des raisons tient dans la difficulté à trouver des sponsors pour régler les 500 euros d’inscription et l’achat du bateau (plusieurs milliers d’euros). Parmi les sponsors, on retrouve des entreprises de la base spatiale, avec leurs salariés à la pagaie.

Les Kali’na de Kourou (équipe Kali’na chez les hommes, notre photo, et Thimele Aseka chez les femmes) n’en ont pas trouvé. « On en a cherché, mais personne n’a voulu donné, se souvient Wilfried Charles, capitaine de Kali’na, troisième participation, 11e cette année. On va en parler aux Amérindiens d’Awala et même Camopi. C’est difficile de motiver certains jeunes. C’est dommage, la pagaie, c’est à nous. »
 
 

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