Au Grand Palais, avec la « Team Blaze », de Guadeloupe
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Au Grand Palais, avec la « Team Blaze », de Guadeloupe

M.B.

France-Antilles a suivi dans leurs aventures parisiennes un groupe de supportrices venues encourager la fleurettiste guadeloupéenne Anita Blaze. Au bout du suspense, la tireuse antillaise ne s'est pas qualifiée mais l'ambiance antillaise est bien là !

« “I-Za !” La Guadeloupe est là ! » Elles sont toutes là et donnent de la voix : les supportrices d'Ysaora Thibus s'époumonent depuis les gradins du Grand-Palais, sous l'immense verrière. Bien reconnaissables à leur tenues et leurs drapeaux aux couleurs de la Guadeloupe, la « Team » est parfaitement placée pour suivre les touches et les ripostes de la fleurettiste antillaise, en quart de finale, face à l'équipe du Canada.

Deux Guadeloupéennes défendent les couleurs de la France dans cette épreuve d'escrime très suivie et très attendue par le public – les 8000 places sous la verrière sont occupées – il s'agit d'Ysaora Thibus et d'Anita Blaze. En relais avec les autres représentantes de l'équipe de France, elles doivent toucher la combinaison de leurs adversaires pour espérer l'emporter et se qualifier pour les demies-finales : une médaille, quelle que soit sa couleur, est à ce prix.

Même si elle n'est pas avare de son soutien envers toutes les escrimeuses tricolores, notre bruyante équipe de supportrices a une affection plus prononcée encore pour Anita. Leurs tee-shirts rouges sont floqués « #TeamBlaze ». Drapeau guadeloupéen en main, tout le monde crie pour l'équipe de France. « Je suis venue encourager Tatie ! », sourit Kayline, 5 ans, avant de reprendre en hurlant comme si sa vie en dépendait: « Alléééééé ! »

« Awbit siwo ! »

Sœurs d'athlètes en compétition, nièces, cousines, amies et surtout amatrices averties de sport : la « #TeamBlaze » est venue spécialement de Guadeloupe et a préparé ce moment de longue date. « J'étais allée à Rio en 2016 et je me suis dit que cette fois nous ne pouvions pas rater, confie Pauline, une mère de famille qui arrive directement des Abymes. Notre but est de faire des JO en or, 100% guadeloupéens. J'ai du passer par un site italien pour acheter les billets, autrement la jauge indiquait que c'était plein ou très cher ! » Pauline et ses amies ont acheté leurs billets d'avion il y a plus d'un an et leurs places au Grand-Palais dès que cela a été possible. Elles ont payé leur place un peu moins de 200 euros, une affaire quand on sait qu'à la dernière minute certaines places s'échangent autour du millier d'euros.

« Il nous a fallu passer par plusieurs plateformes pour acquérir les billets et finalement nous restons ici un mois », confirme encore Génita, la sœur d'Anita Blaze. Comment se passe la vie dans la capitale surchauffée et en ébullition à cause des JO ? « Les transports sont très chers mais c'est fluide, pas bondé et tout est très bien indiqué. Après la compétition d'Anita, nous resterons un peu sur place pour que les enfants puissent faire des activités. »

Au centre de l'arène, l'affaire se complique pour les escrimeuses françaises, à la peine face au Canada. « Awbit siwo ! », peut-on entendre tout à coup, sans qu'il soit possible de déterminer l'origine précise de cette adresse aux juges. Les « Allez les Bleues ! » et autres chants patriotiques français reprennent vite le dessus. Mais pas l'équipe de France féminine, qui s'incline 38 à 36 au terme d'un suspense insoutenable.

Bien sûr, la « #TeamBlaze » est déçue. Mais pas au point de se décourager. Certaines doivent voir Teddy Riner ce vendredi, d'autres ont rendez-vous avec l'équipe masculine de cyclisme. Quant à Pauline, elle pense déjà « aux JO de Los Angeles ».

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