Suriname : un jour sans nos amis Chinois
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Suriname : un jour sans nos amis Chinois

Eric GERNEZ, à Paramaribo
L'ambassade de Chine au Suriname
L'ambassade de Chine au Suriname • EG

Le « Chinois », c’est au Suriname, comme en Guyane, l’épicier du coin, celui qu’on apostrophe trop facilement, mais qui est toujours présent dans notre quotidien, infatigable à la tâche. Au-delà de cette image, la Chine à un rôle grandissant dans l’économie du pays.

 Ce matin était calme, Paramaribo, sans bruit, une inhabituelle quiétude seulement déchirée de temps à autre par des rafales de pétards. Nouvel An chinois, jour férié, seul de l’année sans le fidèle compagnon de route. L’année du Tigre vient de commencer, elle symbolise la force et l’énergie.

Alors qu’aujourd’hui, tous les « Chinois » sont fermés, nous réalisons le vide créé par leur absence.
Un maillon de la vie sociale

À chaque moment du quotidien, la population d’un quartier converge vers son « Chinois » pour les achats du jour, à cette manière, tant caribéenne, qui fait dépenser le juste minimum pour la journée. Véritable maillon social, nous l’avons bien observé pendant les durs moments de confinement de la crise Covid. La seule interaction humaine de la journée, c’était chez le « Chinois ». Parfois celle-ci était la vraie motivation de la sortie au supermarché. Au souvenir de cette période, remercions ici les « Chinois » pour le rôle qu’ils ont joué.
Les Chinois, deux communautés

Les « Chinois » arrivés par l’immigration débutée au 19ème siècle venaient des parages...

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