Saint-Laurent célèbre la journée internationale des droits des femmes
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SOCIÉTÉ

Saint-Laurent célèbre la journée internationale des droits des femmes

Samuel ZRALOS
La manifestation du 8 mars passe devant l'ancien hôpital de Saint-Laurent du Maroni.

 
La manifestation du 8 mars passe devant l'ancien hôpital de Saint-Laurent du Maroni.   • SZ

Des stands de prévention et d'information, puis une manifestation à travers le centre-ville et enfin un concert au féminin ont été au programme du 8 mars cette année dans la capitale de l'ouest.

Un jeu sur l'histoire de l'émancipation féminine proposé par l'Agav, de la prévention auprès du Ceggid ou de la maison Solid'r : à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, les stands idoines ont fleuri cette après-midi sur le parvis de l'esplanade Baudin, face au Maroni. Malgré quelques confusions sur les places attitrées lors de l'installation - la communication entre le CCAS et l'office du tourisme semble avoir eu des écueils - tout est vite rentré dans l'ordre. 

 
S'il n'y a pas eu foule, des passants ont déambulé entre les tables, l'occasion pour les organisatrices de répondre à leurs questions, voire d'un petit débat. On citera ainsi cet homme intrigué par l'idée même d'une journée consacrée aux femmes ou cette brève discussion sur l'utilité des préservatifs féminins. 
 
Les participants, rapidement rejoints par d'autres, se sont ensuite retrouvés pour manifester dans les rues de la ville, leur refus des inégalités entre femmes et hommes. Une soixantaine de femmes (surtout) et d'hommes (un peu) ont fait une boucle au départ de l'office du tourisme, avec notamment un passage loin d'être involontaire devant l'un des hauts lieux de la prostitution forcée à Saint-Laurent du Maroni. 
 
Une marche, une journée pour « montrer toutes les luttes à mener, le combat qui reste encore », explique Sarah Cosson, l'une des organisatrices de ce 8 mars, qui a été coordonné par le CCAS. La militante évoque notamment les féminicides, encore très, trop nombreux chaque année sur le sol français, y compris en Guyane, où parfois « des choses ne sont pas dites ». 
 
En tête du défilé, la jeune femme voit du positif dans la prise de « conscience » des jeunes générations, à ses yeux plus sensibles aux thématiques féministes et de droit des femmes. Mais la lutte pour l'égalité réelle « pourrait aller plus vite, pendant ce temps il y a encore des femmes qui meurent ». 
 
A l'issue de la marche, pour continuer à réfléchir ensemble dans une ambiance plus festive, les participantes ont été invitées à rejoindre le café associatif Bois canon, pour un concert 100% féminin et engagé, entre poésie, slam, dancehall et rap, qui faisait salle comble en début de soirée.

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