La sécurité. C'est « la préoccupation
essentielle de la population » , pour Jean-François Cordet, chef de
file de la délégation interministérielle à Cayenne depuis samedi.
Ce qui explique que la délégation ait pris des décisions immédiates
surtout sur cette thématique. Sans beaucoup de surprise, elles ne
satisfont pas les acteurs sur le terrain.
- La venue de 23 gendarmes et 25
policiers d'abord. Jean-François Cordet le confirme : ce
renfort correspond à l'annonce déjà faite par Bernard Cazeneuve en
octobre à Cayenne. Alors ministre de l'Intérieur, il annonçait 165
membres des forces de l'ordre d'ici 2018 (50 sont arrivés en 2016 ;
48 arriveront cette année ; et 67 d'ici la fin de l'année
prochaine). Ce qui est nouveau, selon lui, c'est « qu'on accélère
les choses » .
Pour les syndicats de police, non seulement
l'annonce n'est pas nouvelle mais elle est insatisfaisante. « Il
nous faudrait au moins 100 policiers aux frontières et 100 autres
pour la sécurité publique, estime Willy Ranguin, secrétaire
départemental de SGP-FO police. Surtout, on demande un recrutement
local des jeunes, vu le taux de chômage, un concours délocalisé » ,
ainsi qu'un retour des natifs de manière plus fluide. Le son de
cloche est le même du côté de Jean-Luc Baltyde, sceptique. « Ces 25
fonctionnaires pour la police c'est qui ? Des gardiens...
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