La campagne pour l'élection présidentielle a repris, si ce ne sont
ses droits, à tout le moins sa place dans les quotidiens nationaux
en ce mardi 4 avril. C’est-à-dire en Une et dans les premières
pages. Toutefois, même reléguée à l’intérieur des parutions, la
Guyane continue d’être examinée avec soin par les rédactions
hexagonales. Avec, la plupart du temps, le concours des
journalistes guyanais. Pour exemple Le Parisien qui, une fois n’est
pas coutume, accorde une large demie page au mouvement. Ce, sous la
plume de notre consœur de France-Guyane, Marine Jacques.
La Guyane en pleine lumière
Dans cet article, il est principalement question de la vie sur les
barrages. Petits déjeuners, « ambiance bon enfant », la
journaliste décrit une mobilisation des plus paisibles, malgré son
durcissement et quelques incidents isolés. Elle y présente des
manifestants déterminés. « Pour lui, comme pour ses camarades, le
retard de développement de la Guyane pèse lourd sur leur
quotidien », insiste-t-elle après avoir interrogé plusieurs
grévistes. Un encadré, rédigé depuis Paris, complète le papier. Il
est consacré à l’intervention d’hier soir de Bernard Cazeneuve, le
premier ministre. « Pas question de lâcher un euro
supplémentaire », écrivent les auteurs. « En pleine
campagne présidentielle, les candidats se sont bien gardés jusqu’à
présent du moindre commentaire sur ce dossier où l’Etat est accusé
de sous-investissements depuis des décennies, rappellent-ils. Le
débat de ce soir remettra-t-il la question guyanaise en pleine
lumière...
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