Ces marins qui traquent la pêche illicite
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REPORTAGE

Ces marins qui traquent la pêche illicite

Samuel Reffé
Ponctuellement et plusieurs fois par an, des opérations renforcées de police des pêches ont lieu.
Ponctuellement et plusieurs fois par an, des opérations renforcées de police des pêches ont lieu. • MARINE NATIONALE

 Une semaine avant son déploiement dans l’Est pour une opération de lutte contre la pêche illégale, France-Guyane a embarqué à bord de la Résolue, un des deux Patrouilleurs Antilles-Guyane du territoire, pour suivre le quotidien des marins qui chassent les fraudeurs.

 L’ampleur de la pêche illégale, non déclarée et non règlementée, n’épargne pas la Guyane. Sous le regard impuissant des pêcheurs locaux, faiblement représentés et équipés face à leurs alter ego brésiliens, vénézuéliens ou surinamais, près d’un poisson sur cinq est aujourd’hui pêché illégalement. Dans la zone économique exclusive (ZEE) Guyanaise, bande d’océan de 400 km de large aussi longue que notre littoral où l’État dispose de l’exclusivité de l’exploitation des ressources, la pêche illicite impacte de plein fouet ceux pour qui la pêche est encore une activité séculaire.

Malgré les législations qui se renforcent depuis des années, l’action des « bâtiments » de la Marine nationale, une des composantes des forces armées en Guyane, est liminaire à la préservation des ressources halieutiques. De longue date, des chalutiers ou des bâtiments de pêche plus sommaires comme les ta-pouilles sont traqués par la direction de la mer et, dans la pratique, par les deux Patrouilleurs Antilles-Guyane « stationnés » en Guyane : la Résolue et la Confiance.