À l’aéroport Félix-Eboué, une manifestation qui sème la confusion
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SOCIÉTÉ

À l’aéroport Félix-Eboué, une manifestation qui sème la confusion

S.R.
Les manifestants se sont rassemblés dès 5h du matin devant l'aéroport.
Les manifestants se sont rassemblés dès 5h du matin devant l'aéroport. • S.R.

 Non, l’aéroport Félix-Eboué n’était pas bloqué ce matin. A l’appel d’une intersyndicale, des salariés de la plateforme aéroportuaires ont suivi le mouvement de grève générale initié par l’UTG. Deux des portes coulissantes donnant accès à l’aérogare étaient obstruées par des tables et des chaises. En raison du manque d’agents sur place, le débarquement des passagers de deux vols en provenance de Fort de France et l'embarquement d'un vol Air Guyane ont été retardés.

 Un blocage partiel pour militer contre l’obligation vaccinale et le pass sanitaire a été le centre de l’attention d’un dispositif important des forces de l’ordre. Dès 5h, ce mardi 31 août, ils étaient une trentaine à disposer chaises et bancs de manière à obstruer le passage en sortie de l’aérogare. Si le dispositif paraissait improductif de l’extérieur, le fonctionnement de l’aéroport Félix-Eboué, considéré par bon nombre d’organisations - qui comptent parmi les réfractaires aux mesures de freinages, à l’obligation vaccinale, ou encore au pass sanitaire - comme la "porte d’entrée" du Covid-19 sur le territoire, a été mis à mal ce mardi matin.

Nombreux sont ceux qui ont présenté les manifestants comme responsables d’un blocage “complet” de l’aéroport, mais il n’en était rien. Kenny Chen-Tung, de l’intersyndicale UTG-GPAR, nous a expliqué la démarche : « il s’agit d’un piquet de grève. Si des bancs et des chaises ont été utilisés, les portes ont toujours été ouvertes. » Pourtant, l’effet d’annonce a entraîné un engrenage difficilement arrêtable. Annoncé comme