La Verdure : un refuge de vies cabossées
Que devient la Verdure ? Vous en avez sûrement entendu parler. Cet espace géré par la préfecture a été pensé comme une solution temporaire pour accueillir les migrants qui occupaient la place des Amandiers et les abords de la Cathédrale, il y a quelques mois. Les conditions de vie sont dénoncées par Médecins du Monde, le Comède et la Cimade.
Au loin, c'est un amas de personnes qui se bousculent sous un hangar. En m'approchant, je distingue une soixantaine de réfugiés qui viennent chercher les rations distribuées par l'ONG Humanity First. Il n'y en a que 230 pour 400 personnes.
Il n'y a donc pas assez de repas pour tout le monde, et il faut jouer des coudes pour avoir une barquette. Lorsque la foule se dissipe et que les esprits des moins chanceux qui n'ont pas eu leur part sont calmés, les gens se dispersent et disparaissent vite. L'endroit redevient vide.

Un ancien étudiant à l'université
Ziodyn Valisada vient à ma rencontre. Il arrive d'Afghanistan. Pendant deux mois, il a voyagé pour finir en Guyane. Fuyant les Talibans, il est parti en Iran en voiture, puis au Brésil par avion, et a fait le reste du trajet en bus. Ziodyn me parle de ses trois filles en bas âge et espère qu'elles pourront aller à l'école, mais le problème, c'est qu'il n'y a pas d'accès simple pour y aller, pas de transport, et que la forêt les entoure.
En passant entre les anciens bureaux administratifs de l'État, avec ses rangées de tentes le long de l'enceinte et dans la cour centrale, je revois un autre visage familier de la...

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