Accès à l'eau potable en Outre-mer : dix associations dénoncent une "discrimination environnementale territoriale"
Intitulé "Soif de justice", un rapport dénonce les inégalités d'accès à l'eau dans les Outre-Mer et tire la sonnette d'alarme sur les conséquences en termes sanitaires ainsi que pour les droits fondamentaux des populations. En matière d'eau potable, l'égalité territoriale est loin d'être respectée.
Publié le 23 juin, ce nouveau rapport met en lumière les écarts criants d'accès à l'eau potable entre la métropole et les territoires ultramarins. Il révèle que trois millions de personnes en France rencontrent des difficultés pour se fournir en eau potable, un droit fondamental pourtant garanti par les traités internationaux. Les causes sont multiples : les infrastructures sont insuffisantes et le réseau vétuste, entraînant des coupures fréquentes. La ressource en eau est polluée. Et les tarifs sont élevés, souvent inabordables pour les ménages les plus modestes. Les signataires estiment que ce constat constitue un manque criant de mobilisation nationale, aggravé par la dilution des responsabilités en matière d'eau potable. "Il reste très difficile d'agir de manière globale en raison du nœud de compétences", déplore Emma Feyeux, de "Notre Affaire à Tous".
Ainsi, l'État renvoie vers les collectivités locales, officiellement responsables… mais souvent...

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