Crise sanitaire : devant la préfecture la situation dégénère
En milieu de journée, la situation reste particulièrement tendue devant la préfecture ou une partie de la façade supérieure a été dégradée par les flammes.
Parmi les manifestants, Davy Rimane l'un des portes-paroles du collectif laisse éclater sa colère : "il y a des gens qui sont morts chez eux, depuis le début on nous ment". Nous population, on a décidé de prendre nos responsabilités, de demander des comptes, de demander des moyens pour soigner les guyanais sur tout le territoire".
Sur place, les pompiers ont maîtrisé le feu qui avait été allumé quelques minutes plus tôt, tandis que les prises de parole se poursuivaient.
« Le document que nous avons reçu est un document factuel, réglementaire, qui répond dans un premier temps à la motion que nous avons porté auprès du 1er ministre et des ministres de la Santé et des Outre-mer. Il y a quelques éléments d’avancées sur lesquels nous allons encore débattre.
À l'issue de plusieurs négociations, j’ai pu obtenir des rendez-vous à Paris, avec les parlementaires, auprès du ministre Lecornu, auprès de la ministre de la recherche pour la question du CHU, et auprès du ministre Blanquer concernant la rentrée scolaire. J’attend le rendez-vous du ministère de la Santé. »
"Nous avons demandé des masques, des moyens matériels et humains. On attend, on attend, on a rien", tonne un cadre de santé de l'hôpital. "Nous ne demandons pas l'exceptionnel, juste d'être soignés normalement".
Alors que l'UTG attend encore une réponse du gouvernement à ses revendications, ses militants s'affichent mobilisés, malgré la faible affluence. Et terminent leur démonstration par une distribution de masques aux badauds.
La commission d’enquête sénatoriale a d’abord entendu Sophie Charles. La maire de Saint-Laurent-du-Maroni n’a pas mâché ses mots pour dénoncer une gestion de la crise qu’elle considère comme déconnectée des réalités du territoire. En ligne de mire, l’absence de communication avec l’ARS :
La commission d’enquête sénatoriale a ensuite entendu le préfet de région, la directrice de l’ARS et le directeur du Centre Hospitalier de Cayenne. Au bout d'une heure, l'audition doit être suspendue. Comme vendredi, les manifestants sont entrés dans le bâtiment qui doit être évacué :

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