Recrudescence du paludisme en Guyane : +25 % de cas en 2024
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Recrudescence du paludisme en Guyane : +25 % de cas en 2024

La rédaction

Après un début d’année marqué par une flambée des cas, la situation du paludisme en Guyane s’est progressivement stabilisée en 2024, malgré un risque toujours présent sur le littoral.

L’année 2024 a été marquée par une progression du nombre de cas de paludisme en Guyane, avec 425 accès recensés, soit une hausse de 25 % par rapport à 2023. Cette augmentation porte l’incidence à 1,5‰ habitants, un niveau inédit depuis 2018.

Cette recrudescence s’inscrit dans le prolongement de la flambée survenue fin 2023, concentrée dans les communes du littoral, en particulier Kourou, Roura et Saint-Georges. Pourtant, la dynamique s’est infléchie : près de la moitié des cas ont été signalés en janvier et février, contre seulement 17 en décembre.

Le paludisme progresse sur le littoral

Le parasite Plasmodium vivax reste de loin le plus courant, représentant 97 % des infections, tandis que tous les cas à P. falciparum – espèce la plus dangereuse – étaient importés. La part de reviviscences (rechutes) à P. vivax est cependant en hausse (38 % contre 20 % en 2023), ce qui interroge sur la disponibilité du traitement curatif, la primaquine.

Les foyers de transmission se sont multipliés en zone littorale, avec 13 foyers actifs recensés, dont 11 sur la frange côtière. Cette répartition traduit un déplacement du risque depuis les zones historiques de l’intérieur vers des secteurs urbanisés ou périurbains.

Pas de décès, mais une vigilance maintenue

Sur le plan médical, 80 cas ont nécessité une hospitalisation en 2024. Aucun décès n’a été enregistré, confirmant une sévérité globalement stable. Les formes graves représentent 11 % des hospitalisations, et concernent presque exclusivement des cas de P. vivax.

La surveillance épidémiologique du paludisme est pilotée par Santé publique France en lien avec l’ARS, les hôpitaux, les CDPS, les laboratoires privés et les forces armées. Dans un contexte où la France s’est engagée à éliminer le paludisme en Guyane, l’évolution favorable observée dans la seconde moitié de 2024 laisse entrevoir une possible stabilisation. Toutefois, les autorités sanitaires appellent à maintenir la vigilance, notamment en matière de prévention, de diagnostic précoce et de suivi des patients.

 

Source : Santé publique France

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