La contraception : et si on la conjuguait au masculin ?
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La contraception : et si on la conjuguait au masculin ?

Elisa Ludovicus e.ludovicus@agmedias.fr
Cinquante-huit ans après la légalisation de la pilule en France, les femmes ont l'embarras du choix en termes de contraceptifs... Difficile d'en dire autant pour leurs partenaires masculins.
Cinquante-huit ans après la légalisation de la pilule en France, les femmes ont l'embarras du choix en termes de contraceptifs... Difficile d'en dire autant pour leurs partenaires masculins. • SHUTTERSTOCK

Face à une large palette de méthodes contraceptives pour les femmes, l'offre semble toujours aussi limitée pour les hommes. Si la vasectomie progresse, les alternatives réversibles tardent à convaincre. Un réel partage de la charge contraceptive est-il possible ?

Bien que le président de la République ait appelé à un « réarmement démographique », le contrôle des grossesses est plus que jamais au cœur des sujets entourant la sexualité. Et si un enfant se conçoit - généralement - à deux, la charge contraceptive pèse principalement sur les épaules des femmes. À l'heure où l'égalité hommes-femmes continue à être activement discutée, une question se pose : à quand une responsabilité véritablement partagée pour la contraception ?

Une femme, des méthodes

En France, selon des chiffres de l'Inserm, 92% des femmes âgées de 15 à 49 ans et ne désirant pas de grossesse utiliseraient un moyen de contraception. Cinquante-huit ans après la légalisation de la pilule en France, elles ont désormais l'embarras du choix en termes de contraceptifs. Entre pilules, stérilets, implants, patch, anneaux vaginaux, ou encore contraceptifs injectables, la liste est assez longue. Difficile d'en dire autant pour leurs partenaires masculins. « Malheureusement, à l'heure actuelle, la contraception est essentiellement une affaire de femmes », admet le Dr Charles Jean- Laurent, gynécologue-obstétricien. Il ajoute : « D'ailleurs, ce sont les femmes qui subissent les conséquences du défaut de contraception. La grossesse, qu'elle soit gardée ou interrompue, a des conséquences physiques et psychologiques qui sont généralement féminines. » 

Une implication masculine croissante ?

Les hommes seraient-ils complètement déconnectés des questions entourant la contraception ? Pour le docteur Johan Rose Dite Modestine, urologue, un basculement progressif s'opérerait depuis quelques années : de plus en plus d'hommes s'impliqueraient activement dans la recherche de moyens de contraception efficaces. Motivés par une volonté de soulager leur.s partenaire.s des contraintes hormonales ou chirurgicales,...

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