Guyane et Amapá établissent un rendez-vous mensuel d'informations transfrontalières
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Santé

Guyane et Amapá établissent un rendez-vous mensuel d'informations transfrontalières

La rédaction
L'épidémie de Covid-19 redémarre dans les villages de l'Amapá.
L'épidémie de Covid-19 redémarre dans les villages de l'Amapá. • ARCHIVES. DR

Covid-19, grippe, fièvre typhoïde. Hier, les équipes de l’Agence Régionale de Santé et les autorités de l’Amapá ont fait le point sur la situation sanitaire de part et d’autre de l’Oyapock.

  C’est la deuxième fois que ce nouveau rendez-vous mensuel se tenait. L’Agence Régionale de Santé (ARS) échangent avec les autorités brésiliennes sur les points épidémiques potentiels.
    “Avec une traduction en temps réel, les échanges ont été largement facilités par rapport à la première, début juin”, confie la lettre pro de l'ARS à lire ici.
    L’ARS a ainsi signalé un cas de fièvre typhoïde – une maladie à déclaration obligatoire – prise en charge ces derniers jours par l’hôpital de Cayenne et possiblement en lien avec un voyage en bateau vers Belem. Toujours côté guyanais, Santé publique France a signalé que les cas de grippe étaient désormais très peu nombreux.
     S’agissant du Covid-19, si la situation est stable, depuis quinze jours, en Guyane, les contaminations sont en très forte hausse de l’autre côté de l’Oyapock. Le rythme des infections a quasiment quadruplé en quinze jours. Après six cas à Oiapoque la semaine dernière, les autorités sanitaires amapaenses s’attendent à des chiffres « beaucoup plus élevés cette semaine ».
    La très grande majorité des personnes hospitalisées ne sont pas vaccinées : 69 %. C’est le cas notamment des enfants de 0 à 5 ans, non éligibles à la vaccination, qui représentent un tiers des hospitalisations, dont une en soins intensifs. Les 5-11 ans, peu vaccinés, sont également nombreux dans les hôpitaux de l'état voisin. Chez les 18-59 ans hospitalisés, les autorités de l’Amapá soulignent le poids important des comorbidités.
    Une campagne d’information sur la vaccination, à destination en particulier des non-vaccinés et de ceux n’ayant reçu qu’une dose, va être engagée. Le rétablissement du port du masque obligatoire est également envisagé par nos voisins.

Source : La lettre pro de l'ARS