Don d'organes : un acte solidaire qui sauve des vies
Malgré l'importance capitale du don d'organes pour de nombreux patients en attente d'une greffe, la Guyane reste confrontée à une pénurie de donneurs. Les freins culturels et le manque de communication familiale jouent un rôle crucial dans ce défi éthique. Pour inverser cette tendance, sensibilisation et dialogues sont essentiels.
Le don d'organes repose sur un principe éthique clair : sauver des vies et offrir aux patients une meilleure qualité et espérance de vie. Pourtant, en dépit d'un cadre rigoureux et d'un dispositif bien établi, le nombre de donneurs reste insuffisant, aux Antilles-Guyane comme à l'échelle nationale. En Martinique, seules 15 à 20 personnes bénéficient d'une greffe chaque année, tandis qu'environ 80 patients restent en attente d'une transplantation. « La réalité, c'est qu'il y a des gens qui meurent sur cette liste d'attente », insiste le Dr Ruddy Valentino, médecin coordonateur de la coordination hospitalière de La Meynard.
« Parlez-en à vos proches »
Bien que le don d'organes soit perçu comme « un acte ultime de générosité et de charité », plusieurs obstacles pourraient expliquer certaines réticences : méfiance envers les institutions de santé, réserves religieuses, ou encore un manque de dialogue au sein des familles. En effet, il n'est pas rare que les proches s'opposent au prélèvement, faute de connaître la volonté du défunt. « C'est la première cause de refus chez nous et notre travail de communication consiste notamment à dire aux gens : " Que vous soyez pour ou contre le don d'organes, parlez-en à vos proches " »,...

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