Dans le Haut-Maroni, parler plusieurs langues pour lutter contre le VIH
Les salariés et les bénévoles de l'antenne de Aides implantée à Maripasoula maîtrisent tous plusieurs langues parlées localement. Soit, une qualité non négligeable pour lutter contre le VIH dans cet espace frontalier. A l'occasion de la journée mondiale de la lutte contre le sida, France-Guyane vous fait découvrir cette équipe hors du commun.
« Avec elle, je me sens plus en confiance pour échanger avec les médecins », témoigne Ignacio*, dans un portugais nord-brésilien. Le mécanicien a traversé le fleuve depuis le Suriname pour assister à sa consultation dans le dispensaire de Maripasoula. « Elle », c'est Eliziane Cardoso, une des médiatrices salariées de l'association Aides, l'aide dans ses démarches administratives et lui apporte un soutien psychologique. « Je comprends mieux le système de santé », enchaîne Paulo*, orpailleur brésilien, lui aussi venu du Suriname pour renouveler son traitement contre le VIH grâce à l'aide médicale d'Etat.
Avec eux, Eliziane partage la langue maternelle. Si elle a grandi au Suriname et habite aujourd'hui Maripasoula, elle est née de parents brésiliens. Depuis 2017, elle milite au sein de l'association Aides, organisme qui lutte contre le VIH et les hépatites depuis 40 ans.
Un ancrage quotidien sur le terrain
L'identité multiculturelle d'Eliziane illustre à merveille...

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