Covid-19 : « Plusieurs centaines de soignants sont attendues »
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Covid-19 : « Plusieurs centaines de soignants sont attendues »

Propos recueillis par A.G.
Etienne Gayat, directeur médical de crise, professeur d’anesthésie-réanimation à l’hôpital Lariboisière.
Etienne Gayat, directeur médical de crise, professeur d’anesthésie-réanimation à l’hôpital Lariboisière. • AG

Les deux directeurs médicaux de crise dépêchés par la Direction générale de la santé ont achevé leur mission d’une semaine en Guyane, hier. Selon eux, le besoin de renfort humains apparaît comme une priorité, au même titre que les évacuations sanitaires. Le point sur la situation avec Etienne Gayat, directeur médical de crise, professeur d’anesthésie-réanimation à l’hôpital Lariboisière.

La situation de tension qu’ont connue les hôpitaux de Paris durant la crise est-elle comparable à la situation que vit la Guyane ?
Je crois qu’elle est très similaire. En tout cas, ce sont les mêmes problématiques. En premier : le besoin de renfort. A Paris, plus de 8.000 renforts ont été nécessaires, en sachant que l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (APHP), c’est 80.000 personnels. On a aussi eu ce besoin d’évacuation sanitaire. On a envoyé plus de 200 patients critiques vers les régions de l’ouest, moins touchées, et on n’a jamais eu 200 lits disponibles en soin critique. Ça veut dire que, si on ne l’avait pas fait, on aurait été en saturation.
L’autre similarité sur laquelle on a voulu apporter notre expérience, c’est la structuration de la gestion de crise. Dans l’état des lieux qu’on a réalisé, la dynamique de crise était en cours mais l’idée était de la structurer davantage. La crise hospitalière est gérée désormais en cellule de crise, avec un directeur médical de crise qui a été nommé, le docteur Félix Djossou, en lien avec les institutions.
Quel bilan dressez-vous de l’augmentation des capacités hospitalières d’accueil en Guyane ?
On a pu constater qu’elle était importante mais, pour aller au bout de cette extension capacitaire qui répondrait à peu près aux besoins, il faut des moyens, essentiellement humains. Les réanimations sont bien équipées mais il y a du matériel, des lits notamment, qui vont commencer à manquer. Ce qui manque le plus, ce sont les humains : les soignants. Ce sont des besoins...

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