Chikungunya : une épidémie sans précédent frappe l'Hexagone
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Chikungunya : une épidémie sans précédent frappe l'Hexagone

Christophe VERGER avec AFP
L'épidémie de chikungunya prend une ampleur inédite sur le territoire hexagonale.
L'épidémie de chikungunya prend une ampleur inédite sur le territoire hexagonale. • DR

L'été 2025 bat des records alarmants avec près de 400 cas autochtones de cette maladie virale transmise par le moustique-tigre. Pour la première fois, un cas a été signalé dans la capitale, où une opération de démoustication d'urgence est prévue cette nuit.

L'épidémie de chikungunya en France métropolitaine prend une ampleur historique. Selon le dernier bilan de Santé publique France publié mercredi, 382 cas autochtones ont été recensés depuis le début du mois de mai, regroupés en 38 foyers distincts. La progression est rapide et inquiétante : pas moins de 81 nouveaux cas ont été enregistrés sur la seule semaine écoulée. Ces chiffres, inédits dans l'Hexagone, transforment la lutte contre les piqûres de moustiques en une priorité de santé publique absolue.

La nouveauté de ce bilan réside dans l'extension géographique du virus. Un premier cas autochtone a en effet été signalé dans Paris intra-muros. En réponse à cette détection, une opération de démoustication, pilotée par l'Agence régionale de santé (ARS), est programmée dans la nuit de mercredi à jeudi, comme l'a confirmé la mairie du 11e arrondissement. Cette intervention urgente vise à éliminer les moustiques adultes et leurs larves dans le périmètre concerné pour circonscrire tout risque de nouvelle transmission.

Le Sud de la France, épicentre de l'épidémie

Si le virus gagne du terrain, les principaux foyers restent concentrés dans le sud du pays, territoire de prédilection du moustique-tigre. Les villes d'Antibes (Alpes-Maritimes) avec 71 cas, Bergerac (Dordogne) avec 54, Fréjus (Var) avec 51 et Vitrolles (Bouches-du-Rhône) avec 46 cas, sont les plus touchées. Cette ampleur exceptionnelle s'explique en partie par l'épidémie majeure qui a sévi à La Réunion, ayant favorisé l'arrivée de "cas importés" en métropole. Ces voyageurs infectés ont ensuite été piqués par des moustiques locaux, qui ont à leur tour propagé la maladie.

L'expansion du chikungunya n'est pas un hasard. Elle s'inscrit dans un double contexte : l'implantation durable du moustique-tigre, désormais présent dans 81 départements, et l'influence du réchauffement climatique qui favorise sa prolifération. Si le chikungunya domine le paysage, les autorités sanitaires surveillent aussi de près la dengue (11 foyers pour 21 cas) et la fièvre West Nile (23 cas), dont la localisation confirme une transmission qui s'étend au-delà de son berceau méditerranéen historique.

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