Suriname : négociations politiques imprévisibles, Chan Santokhi refuse l’idée d’une alliance avec le NDP
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes

Suriname : négociations politiques imprévisibles, Chan Santokhi refuse l’idée d’une alliance avec le NDP

Eric GERNEZ depuis Paramaribo
Les dirigeants politiques des partis du Suriname hors VHP après la signature de la déclaration d’intention mardi soir.
Les dirigeants politiques des partis du Suriname hors VHP après la signature de la déclaration d’intention mardi soir. • (PHOTO : RANU ABHELAKH / STAR NIEUWS)

Une coalition des partis hors VHP est en vue.

« Quiconque pense que tout est déjà réglé se trompe. Il peut encore y avoir des rebondissements inattendus », déclare R. Pinas, observateur éclairé du jeu politique, dans les colonnes de GFC News.

Le lendemain des élections fut très paisible ; chacun, au Suriname, semblait savourer la quiétude d’un pays apaisé par l’acte démocratique. C’est hier, dans la soirée, que la machine politique s’est emballée.

Le NDP fait un premier pas vers un accord de coalition


Les résultats finaux ne sont pas encore connus, et ils pourraient avoir une incidence sur l’orientation d’un futur gouvernement. Alors que le président Chan Santokhi déclare refuser l’idée d’une alliance avec le NDP, sa ministre, colistière et rivale, Krishna Mathoera, n’a pas fait de déclaration publique. La politique a horreur du vide, et c’est celui-ci que le NDP a exploité hier. Il a convoqué tous les partis en orbite autour du pouvoir pour créer une coalition excluant, de facto, le VHP, parti sortant.

« Une déclaration d’intention signée mardi à l’hôtel Marriott par le NDP, le NPS, le BEP, l’ABOP, l’A-20 et le PL devrait aboutir à la formation d’un gouvernement pour la période 2025-2030. Dans cette déclaration, les partis ont défini les grandes lignes, qui seront développées dans un accord de coalition. »

Et la volonté du peuple ?


Digne des stratégies de « guerre éclair », celle que le NDP a développée hier soir prend de court les réactions des adversaires. Les accords en cours de négociation permettraient, sur le papier, de former une coalition rassemblant 34 sièges sur 51 que compte le Parlement, soit le quorum nécessaire pour nommer un président — ou, comme il semble se dessiner, la première femme présidente du Suriname.
Mais la volonté du peuple, dans tout ça ? Les 80 000 électeurs du VHP se sentiront-ils prêts à se retrousser les manches pour le pays ? L’histoire a-t-elle besoin de se répéter pour rejouer une énième fois la partition du duo NDP/ABOP ?

Rumeurs folles


On trouve de tout ce matin dans la presse et sur les réseaux sociaux. On y lit que le VHP, tant désespéré à l’idée de quitter le pouvoir, serait prêt à céder la présidence à Grégory Rusland du NPS, ou même à Ronnie Brunswijk du parti ABOP, pour assurer la formation d’une coalition.
Beaucoup d’informations vont se télescoper dans les jours à venir. Il est bon de les observer, mais il faut garder la tête froide et attendre l’arrivée des résultats finaux du scrutin. Comme le dit R. Pinas : « Il peut encore y avoir des rebondissements inattendus. »

À l’aube de ses cinquante ans d’indépendance, la population aspire à sortir de l’adolescence politique du pays, et les nouvelles générations ont une folle envie de faire table rase du passé.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger