Sébastien Lecornu supprime les avantages à vie des anciens membres du gouvernement
À partir du 1er janvier 2026, les anciens chefs du gouvernement devront dire adieu à leur véhicule avec chauffeur et à leur assistant peronnel financés à vie par l'État.
Faisant suite à une promesse formulée ce week-end dans la presse quotidienne régionale, le nouveau locataire de Matignon a annoncé ce lundi 15 septembre qu'il limitait les avantages dont bénéficient certains anciens membres d'un gouvernement. Il n'est " pas concevable " que les anciens ministres " puissent bénéficier d'avantages à vie en raison d'un statut temporaire ", a affirmé Sébastien Lecornu sur X ce lundi soir.
Le nouveau Premier ministre a expliqué que certains privilèges des anciens chefs du gouvernement (moyens matériels, chauffeur, véhicule), ne seront désormais accordés que pour " une durée limitée ". Cette décision marque un tournant par rapport au décret du 20 septembre 2019, rédigé à l'époque par Édouard Philippe, qui accordait ces avantages de manière illimitée. L'objectif est clair : mettre fin à un système souvent perçu comme une anomalie démocratique. " On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts si ceux qui sont à la tête de l'État n'en font pas. La réforme, ce n'est pas toujours pour les autres, ce la crée la suspicion ", avait lancé l'ancien ministre des Armées dans une interview préalable.
Une protection policière maintenue sous conditions
Si les voitures avec chauffeur et les assistants s'envolent, une mesure de sécurité essentielle est préservée. Le Premier ministre a précisé que la protection policière accordée aux ex-Premier ministre et aux anciens ministres de l'Intérieur pourrait être " reconduite " en fonction de l'évaluation des risques pesant sur leur personne. Cette distinction répond à un impératif de sécurité qui dépasse la simple logique de rationalisation des dépenses publiques.
Un coût et un prérimètre rédéfinis
Selon les informations du Parisien, la France compte aujourd'hui 17 anciens Premier ministres encore en vie. Le coût annuel de leurs avantages (hors protection policière) est actuellement estimé à 1,5 million d'euros pour les finances publiques. Il est important de noter que ces avantages ne s'appliquent pas aux anciens de Matignon qui disposent déjà de privilèges similaires via un mandat parlementaire, local ou une fonction dans la haute fonction publique. La réforme, qui passera par une révision du décret de 2019, concernera donc spécifiquement les bénéfices perçus en dehors de tout autre mandat.
Cette décision, effective dès le 1er janvier 2026, est avant tout un signal politique fort. En s'attaquant à ses propres privilèges, l'exécutif espère restaurer une crédibilité dans son discours sur la nécessaire rigueur et répondre à une attente de justice sociale souvent exprimée par les Français.

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