Pacte d’avenir : et si c’était fichu ?
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Pacte d’avenir : et si c’était fichu ?

Karin SCHERHAG
Le président Rodolphe Alexandre et les élus de la CTG ont adopté à l'unanimité la nouvelle organisation des services, hier matin à Cayenne (TF)
(TF)

Le refus de Rodolphe Alexandre de signer le Pacte d’avenir pourrait coûter cher à la Guyane. Dans un courrier daté du 28 novembre, l’Élysée semble fermer la porte à de nouvelles négociations. Le président de la CTG assure que rien n’est fini et qu’il ne cèdera pas à la pression.

Rodolphe Alexandre a-t-il été trop gourmand ? Le 22 novembre, alors qu’on attendait la signature du Pacte d’avenir, le président de la Collectivité territoriale de Guyane faisait volte-face en refusant de parapher le document. Celui-ci devait contractualiser l’engagement de l’État à hauteur de 600 millions d’euros d’investissements pour une première tranche de deux ans. « Je refuse de brader la Guyane », répondait-il pour justifier sa décision de réclamer « un ajout financier » du gouvernement. La négociation de trop, peut-être. Car dans un courrier* de deux pages adressé le 28 novembre à Rodolphe Alexandre, le ton du directeur de cabinet du président de la République a changé. Jean-Pierre Hugues rappelle avec moult détails les longues négociations et les nombreux amendements qui ont permis l’élaboration du Pacte, initié lors de la visite du président Hollande en décembre 2013. Il conclut : « Vous avez cependant fait connaître récemment au cabinet de la ministre des Outre-mer que, finalement, vous ne souhaitiez plus procéder à la...

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