Nouvelle-Calédonie : la réforme constitutionnelle à venir est «une décision politique forte» selon un député calédonien
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Nouvelle-Calédonie : la réforme constitutionnelle à venir est "une décision politique forte" selon un député calédonien

Rédaction web

Le gouvernement entend réviser la Constitution au premier semestre 2024 afin d’élargir le corps électoral calédonien si aucun accord politique n’est trouvé sur le statut du territoire avant le 1er juillet 2024

Elisabeth Borne, la première ministre, a confirmé la nouvelle dans un communiqué, ce mardi (26 décembre). Suivant l'avis adopté par le Conseil d'État le 7 décembre, le gouvernement va déposer un projet de loi constitutionnelle, dans le but de réformer le corps électoral de la Nouvelle-Calédonie, avant les élections provinciales du territoire ultramarin, prévues en 2024. 

Dans un communiqué, le député Renaissance (majorité) de la 2e circonscription de Nouvelle-Calédonie, Nicolas Metzdorf, a réagi face à ce dégel du corps électroal de son territoire. "C’est une décision politique forte dans la mesure où elle est proposée quand bien même il n’y aurait pas d’accord entre les deux blocs Calédoniens. Le gouvernement, notamment Elisabeth Borne et Gérald Darmanin, respecte ainsi la parole donnée aux Calédoniens". 

Une volonté de "rééquilibrage des forces"

Cependant, il ajoute que, selon lui, la durée proposée est excessive. "Dix ans c’est long. Trop long. S’il avait été proposé la même chose aux métropolitains pour voter dans une région, cela aurait été une révolution. L’état, faute d’accord, a donc privilégié l’équilibre qui avait été trouvé en 1998. Dont acte. Cela étant, ce texte demeure une avancée majeure pour la démocratie Calédonienne, la faisant passer de la préhistoire à la renaissance."

Il poursuit : "L’ère moderne n’est pas encore atteinte malheureusement. Elle le sera quand le gouvernement aura intégré à la réforme constitutionnelle le rééquilibrage des forces au congrès de la Nouvelle-Calédonie". Nicolas Metzdorf indique que si le gouvernement ne le fait pas, il mobilisera les parlementaires afin qu’ils soutiennent un amendement qu'il portera en ce sens. "Contre l’avis du gouvernement s’il le faut. D’ici là, nous essayons toujours avec les indépendantistes de trouver un accord plus large que le simple corps électoral afin de redonner espoir et perspectives à l’ensemble d’un peuple qui n'attend qu’une chose: un changement d’époque."

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