Jean-Victor Castor : "Nous allons vers une catastrophe sanitaire"
Le député Jean-Victor Castor a tenu une conférence de presse pour alerter sur la vie chère, l'austérité budgétaire qui va "approfondir" la crise sociale en Guyane.
Pourquoi avoir réuni la presse ?
L'objectif est simple : montrer à l'opinion publique ce qui se trame, informer la population. C'est un travail pédagogique qui permet aussi d'interpeller.
Quelles conséquences auront les nouvelles restrictions budgétaires ?
Il y a 44 milliards d'euros de coupes annoncées. Aucune garantie sur la sanctuarisation du budget Outre-mer. La LODEOM est menacée : sans elle, un entrepreneur qui a pignon sur rue en Guyane m'a prévenu qu'il se séparera de 30 % de ses employés. Les dispositifs sont revus à la baisse, ce qui est inacceptable. Cela touche aussi les associations : certaines ferment déjà leurs portes. La crise sociale majeure que subit la Guyane va s'approfondir. Si un territoire ne doit pas être touché par cette austérité budgétaire, c'est bien la Guyane. Notre démographie est en progression, donc moins de moyens signifie une plus grande précarité de la population. Nous avons besoin que les partenaires socio-économiques montent au créneau. La Fedom (Fédération des entreprises d'outre-mer) de M. Mariton l'a déjà fait. Il faut continuer.
Vous ne vous êtes pas positionné sur la crise des contrats précaires de la CTG, les Pecs ?
Si, j'avais pris position lors du budget 2025. J'avais prévu les conséquences qu'on voit aujourd'hui. De manière fondamentale, je ne suis pas pour ce genre de contrat. Il faut insérer les gens et non les installer dans la précarité. Il y a une double responsabilité entre la CTG et l'État. Mais il faut reconnaître que l'hypertrophie, en termes de personnel...

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