Manuel Valls de retour en Guyane mi-septembre
Il ne reste pas une semaine mais juste deux jours.
C'est confirmé, le ministre des Outre-mers, Manuel Valls revient en Guyane du 17 au 18 septembre. Il l'avait promis aux pêcheurs lors d'une ultime réunion au port du Larivot.
Il viendra donc signer au nom de l'État la rédaction d’une convention entre les collectivités locales, l’État, les acteurs de la pêche et des infrastructures bancaires afin de « débloquer » le renouvellement de la flotte. Manuel Valls, soulignait, à notre confrère du Monde, lors de sa visite mi-juin, la nécessité de « conforter l’ensemble des dispositifs techniques et financiers dont la profession a besoin » et de « verrouiller les annonces faites par le président ».
Ces dernières concernent donc le renouvellement de la flotte avec une aide de 17 millions d'euros. Pour l'instant, aucun projet n'a été complété. Mais surtout la lutte contre la pêche illégale menée par nos voisins du Suriname, du Guyana, du Venezuela et du Brésil.
Aucune avancée n'a été remarquée dans ce secteur, la structure de destruction de bateau n'existe toujours pas et les bateaux clandestins sont toujours aussi nombreux.
Une opération de surveillance aérienne de l'État au-dessus d'une surface de 11 000 km² des eaux françaises jusqu’à 70 nautiques - soit à 130 km - des côtes françaises, le 4 juillet, a permis d'identifier 22 navires. "Tous les navires vénézuéliens contrôlés disposaient bien d’une licence européenne de pêche. Dans la phase finale du vol, quatre navires sans pavillon ont été détectés, dont deux en action de pêche : ils ont été verbalisés à cette occasion," assure la préfecture.
Les vols de surveillance maritime représentent annuellement environ 150 heures de vol. 874 navires ont été contrôlés avec cette méthode. Un tiers des navires contrôlés ont fait l’objet de procès-verbaux pour des infractions de pêche illégale dans les eaux françaises, essentiellement côtières.
Lors de son dernier survol, effectué le 4 mai, Laurent Kelle, directeur régional du Fonds mondial pour la nature (WWF), a comptabilisé 20 navires guyanais, 63 du Brésil et 40 du Suriname ou du Guyana. "Donc cinq fois plus d’illégaux ", déplore-t-il.
Autre sujet sur le feu pour la rue-Oudinot l'évolution institutionnelle. La réunion à Paris au ministère avec une délégation ad hoc guyanaise est annoncée pour fin juillet, mais rien pour celle qui doit se tenir à l'Élysée avec le président. La commission sur le sujet s'est concertée ce mercredi matin dès 11 heures à la CTG.
La visite de Manuel Valls coïncide aussi avec les dates du prochain salon des maires en Guyane.

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